Dans la nuit du 27 au 28 août, le local du parti communiste à Lyon avait été la cible de casseurs. Les vitres avaient été brisées. Ce n'est pas la première fois que le local était vandalisé mais cette fois des arrestations ont eu lieu. Trois suspects ont été arrêtés en début de semaine.
A Lyon, les locaux du parti communiste sont situés sur les pentes de la Croix-Rousse, rue Imbert-Colomès, dans le 1er arrondissement de Lyon. La semaine dernière, dans la nuit du 27 au 28 août, peu après 2h30 du matin, les vitres du local avaient été brisées par trois individus armés de barres de fer. Les individus masqués avaient ensuite pris la fuite après avoir fait voler en éclats les treize vitres. Les casseurs n'ont laissé ni tags, ni messages ou inscriptions sur place mais tout laissait penser aux enquêteurs qu'il s'agissait d'un acte politique, plus que de vandalisme.
L'enquête avait été confiée à la Brigade de Sûreté Urbaine (BSU) du commissariat du 1er arrondissement. La police a finalement appréhendé trois individus issus de la mouvance traditionnaliste et royaliste de l'extrême-droite lyonnaise. L’un a reconnu sa présence sur les lieux, les autres ont nié les faits, a indiqué la police. Soupçonnés de "dégradations volontaires", ils ont été présentés au parquet ce mercredi 4 septembre et laissés libres avec renvoi au 25 septembre prochain.
Les trois jeunes âgés de 20, 21 et 22 ans pourraient avoir agi en représailles aux dégradations du local des identitaires quelques mois plus tôt.
Les enquêteurs sont remontés jusqu’à eux grâce à un bloc de béton, utilisé pour fracasser la vitrine, et abandonné sur place, selon Le Progrès. En réussissant à localiser le chantier d'où provenait le bloc de béton, ils ont ensuite utiliser la vidéosurveillance. Elle a servi à repérer une voiture près du chantier peu avant les faits. Les enquêteurs sont ensuite remontés jusqu'à un des trois suspects présumés grâce à l'immatriculation, rapporte le quotidien qui parle de "trois jeunes issus de bonnes familles d'Ecully, Saint-Foy-lès-Lyon et Albigny-sur-Saône."
Ce n'est pas la première fois que ce local était victime de dégradations. Les investigations n'avaient pas donné lieu à des poursuites. A l'issue de ce nouvel acte de vandalisme, la gauche lyonnaise avait exprimé son soutien aux membres du PCF de Lyon. De son côté, le PCF avait déploré sur les réseaux cette nouvelle dégradation causée à des locaux du PCF et demandé la fin de l'impunité.
Nouvelles dégradations de locaux du PCF à Lyon : stop à l'impunité ! https://t.co/lZnAEebq6F
— PCF (@PCF) August 28, 2019