Fin du feuilleton OL ? La finalisation de la vente de l'Olympique Lyonnais attendue le 19 décembre

Rien ne semble plus désormais s'opposer à la finalisation de la vente de l'Olympique Lyonnais à l'homme d'affaires américain John Textor, attendue le 19 décembre, quasiment six mois après l'annonce de l'ouverture de négociations exclusives et plusieurs reports successifs.

La société Eagle Football créée par John Textor avec ses partenaires américains et canadiens "a maintenant confirmé que tous les accords nécessaires ont été obtenus" et que, "compte tenu des délais techniques inhérents à ce type d'opérations, ce closing devrait intervenir le 19 décembre", a annoncé l'OL Groupe, la holding chapeautant le club français, dans un communiqué diffusé samedi soir, 10 décembre.

Cette annonce vient confirmer la tendance dessinée deux jours plus tôt, quand l'OL avait dit espérer voir aboutir le dossier "rapidement", malgré plusieurs reports depuis fin septembre.

En plus des "accords nécessaires", "les contrats correspondants ont été signés, de telle sorte que les conditions sont réunies pour procéder à la réalisation de l'opération. Eagle et ses sources de financement sont maintenant prêts à engager le processus de closing", détaille le club français.

Le communiqué du jeudi 8 décembre faisait suite à un nouveau délai de deux jours supplémentaires accordé à John Textor pour boucler le rachat du septuple champion de France. La cession de l'actuel 8e de L1 était initialement prévue pour fin septembre et avait fait l'objet d'une conférence de presse conjointe des deux hommes-clés de cette opération à 800 millions d'euros, John Textor et Jean-Michel Aulas, président depuis 1987, qui, tout sourire et poignée de main à la clé, avait affirmé que "tout était signé".

Troisième club pour Textor


John Textor, m'homme d'affaires américain, 56 ans, s'est fait connaître dans le monde virtuel, des effets spéciaux au cinéma à la création numérique par intelligence artificielle.
Avec l'OL, il prendrait le contrôle de son troisième club de football, après Botafogo, équipe brésilienne de renom, et Molenbeek, qui ambitionne de retrouver l'élite belge. 

Il possède également des parts dans Crystal Palace, mais des actionnaires du club anglais, parmi lesquels les deux investisseurs américains Josh Harris et David Blitzer, entravaient son projet lyonnais.Il fallait en effet leur accord pour que ses parts puissent être transférées à Eagle Football et que la Premier League donne son feu vert à l'opération. 

Eagle Football, une holding regroupant John Textor, l'homme d'affaires canadien Jamie Salter et l'Américain Josh Harris, s'est engagée fin juin à acquérir la totalité des actions et la moitié des Osranes (obligations convertibles en actions émises pour financer la construction du Groupama Stadium) détenues par Holnest, la holding de la famille de Jean-Michel Aulas (27,7% du capital). Plus la totalité des parts détenues par Pathé (19,3%) et le fonds d'investissement chinois IDG Capitals (19,8%), deux actionnaires qui avaient annoncé en mars leur intention de vendre leurs parts.

Redressement financier 


A ces opérations s'ajoute un engagement d'une augmentation de capital de 86 millions d'euros. La cotation de l'action OL Groupe, suspendue depuis mi-novembre, avait repris le 6 décembre, au lendemain d'un "ultime" report concédé par les vendeurs : le marché avait exprimé son scepticisme et l'action a perdu plus de 20% de sa valeur en deux jours, s'affichant à 2,18 euros mercredi soir, bien loin du prix de 3 euros par action promis pour le rachat. Vendredi 9 décembre, cependant, elle avait largement repris du terrain, clôturant à 2,58 euros (+10,3% sur la séance).

Le club a terminé la saison dernière à la 8e place, son plus mauvais classement depuis 1997. Après un début de saison raté, il a également limogé son entraîneur néerlandais Peter Bosz, remplacé par Laurent Blanc. La pandémie de Covid, qui a entraîné la fermeture des tribunes pendant des mois, et la faillite de l'ancien diffuseur d la Ligue 1, Mediapro, en 2020 avaient plombé ses revenus. Le club a engagé depuis son redressement financier.

Sur l'exercice 2021-2022, son chiffre d'affaires a bondi de 42%, à 252,6 millions d'euros, et sa perte nette a été divisée par deux par rapport à la saison précédente (-55 millions, contre -107,5 millions).
Et ses résultats sont encore en hausse de juillet à fin septembre: son chiffre d'affaires a progressé de 30%, avec notamment une hausse de 45% de ses recettes de billetterie.

AFP

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