Foot. Un confinement au pire moment pour les jeunes en formation, exemple à l'Olympique lyonnais

Comme tous les établissements scolaires, les centres de formation des clubs professionnels français ont fermé leurs portes du jour au lendemain le 13 mars. Les jeunes espoirs qu'ils encadrent, comptent les heures du confinement, à un moment où leur avenir se joue.

Le football, comme tous les sports collectifs, connaît un coup d'arrêt inédit dans le monde entier, en raison de l'épidémie de coronavirus.
Le football, comme tous les sports collectifs, connaît un coup d'arrêt inédit dans le monde entier, en raison de l'épidémie de coronavirus. © Thierry Larret / MaxPPP

Beaucoup de jeunes joueurs, âgés de 15 à 18 ans, se retrouvent bloqués chez leurs parents, à ne voir de ballon que sur console de jeu, loin des structures qui leur permettaient de penser, parler, manger, partager et vivre le foot à longueur de journée.

C'est le cas de Philippe Boueye, défenseur U17 de l'Olympique lyonnais, retranché dans un appartement du centre de Lyon.
 

"J'essaie de faire tout ce que l'on peut en musculation sans sortir. J'ai aussi un vélo d'appartement. Mais pas de footing, l'OL nous a demandé de ne pas prendre de risque et de sortir le moins possible."


Tous restent en contact étroit avec leurs coéquipiers grâce à des groupes WhatsApp. Partout, les éducateurs aident aussi les jeunes à garder le moral, leur proposent un programme d'entretien physique et surtout s'assurent qu'ils ne relâchent pas leurs efforts scolaires, qui restent une priorité.

Sur la suggestion des clubs ou non, beaucoup prennent aussi le temps de regarder leurs vidéos.
 

Au pire moment

Mais le confinement tombe au pire moment pour ceux qui s'interrogent sur leur avenir: c'est normalement en avril que les clubs annoncent quels joueurs ils retiennent, pour laisser aux autres le temps d'aller faire des essais ailleurs ou d'organiser leur orientation professionnelle.

Pour les "recalés", Jean-François Vulliez, directeur du centre de formation de l'OL, rappelle que les trois quarts des matches de la saison ont bien eu lieu et qu'ils ont tous été filmés. Les vidéos seront disponibles sur une plateforme dédiée aux recruteurs des clubs qu'ils pourraient intéresser.

Reste le recrutement des centres eux-mêmes. En temps normal, les tournois de Pâques ou de Pentecôte permettent aux clubs de voir évoluer pendant quelques jours les joueurs des catégories plus jeunes. Il va falloir trouver d'autres options. 
 
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