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Un frotteur multi-récidiviste dans les bus de Lyon, pris en photo, arrêté par la police

Le frotteur multi-récidiviste est soupçonné d'une dizaine de délits, dans deux lignes de bus lyonnaises. Il est présenté au TGI de Lyon jeudi 27 juin. Photo d'illustration. / © P. Juste / MaxPPP
Le frotteur multi-récidiviste est soupçonné d'une dizaine de délits, dans deux lignes de bus lyonnaises. Il est présenté au TGI de Lyon jeudi 27 juin. Photo d'illustration. / © P. Juste / MaxPPP

Un frotteur multi-récidiviste a été arrêté à Lyon par la police. Il est soupçonné d'une dizaine de délit sur deux lignes de bus lyonnaises, avec des victimes mineures et majeures. L'une des victimes l'avait pris en photo.

Par Renaud Gardette

Les faits se sont déroulés entre le mois de mars 2018 et janvier 2019, sur les lignes de bus 60 et C12. 

En septembre 2018, la première plainte est déposée: il s'agit d'une mineure de 15 ans qui affirme que l'homme en question l'a touchée par-dessus ses vêtements dans un bus de la ligne 60.
 

Une longue série d'agressions


En mars 2018, sur la ligne C12, une adolescente de 17 ans déclare s’être faite toucher la cuisse puis les fesses. En septembre, sur la ligne 60 une mineure de 15 ans se plaint à nouveau. En octobre, toujours sur la ligne 60, une autre mineure déclare qu’un homme l'a touchée et a tenté de mettre sa main dans son pantalon. Puis en novembre, sur la même ligne, une mineure de 14 ans se plaint là-aussi d'avoir été touchée.
 

Une photo déterminante


En janvier 2019 une jeune majeure de 18 ans se plaint d’avoir été touchée au niveau des fesses sur la même ligne. Elle prend alors son agresseur en photo. Les investigations de la Sûreté Départementale permettent de faire le lien avec des agressions similaires.

L’exploitation des vidéos-protection des bus a permis de montrer qu’il s’agissait bien à chaque fois du même individu.
 

Interpellé


Le suspect a été interpellé le 1er février 2019 à un arrêt de bus de la ligne 60. Lors de sa garde à vue, le mis en cause a nié, avant d’admettre qu’il s’agissait bien de lui sur les clichés extraits des vidéos des bus lyonnais. Il a nié toutefois les agressions préférant parler "d’altercation à une reprise". Il était laissé libre avec expertise psychiatrique où il reconnaissait les agressions sexuelles.

Reconvoqué au service, il faisait l’objet d’une reprise de garde à vue le 26 juin : il a finalement avoué les faits sans pouvoir les expliquer, ajoutant qu’il faisait cela dans les bus "car il était caché dans la foule". Il a dit "ignorer la minorité de ses victimes, et pensait qu’elles étaient consentantes." L'homme a été présenté au Tribunal de Grande Instance de Lyon le 27 juin en comparution immédiate.

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