Infanticide de Lyon : une jeune femme interpellée

Lyon - Quai Augagneur (archives) / © MAXPPP
Lyon - Quai Augagneur (archives) / © MAXPPP

Le 10 juin dernier, le corps d'un nouveau-né, enfermé dans une sac-poubelle, était découvert flottant dans le Rhône au niveau du 3ème arrondissement de Lyon. L'étude de l'ADN du nourrisson et un minutieux travail de généalogie ont amené les enquêteurs à s'intéresser à une lyonnaise de 25 ans.

Par Sandra Méallier

Un jeune femme, soupçonnée d'infanticide, a été mise en examen ce jeudi pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans. L'affaire remonte au lundi de Pentecôte. Le corps d'un nourrisson avait été retrouvé dans un sac plastique, flottant dans les eaux du Rhône, entre le pont de la Guillotière et le pont Wilson, à hauteur du 20 quai Augagneur, à Lyon. 

Le procureur de la République avait alors ouvert une enquête pour homicide volontaire, confiée à la brigade départementale de protection de la famille. L'autopsie réalisée sur le nourrisson, ne présentant aucune trace de violence, ne permettait pas d'établir les causes de la mort.

Les nombreux actes d'investigation - enquête de voisinage, consultation du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), exploitation des images de vidéosurveillance, vérifications auprès des hôpitaux et des services de secours, étude des signalements reçus après un article dans les médias locaux - restaient vains.

L'ADN et la généalogie au service des enquêteurs

Après l'ouverture d'une information judiciaire pour meurtre, les enquêteurs ont fait appel à un laboratoire d'hématologie légale. L'étude scientifique menée sur l'ADN du nourrisson et le minutieux travail de généalogie, les ont conduit à une jeune femme de vingt-cinq ans, domiciliée à Lyon, qui avait été enceinte en septembre 2018 et n'avait fait aucune déclaration de grossesse.

Interpellée mardi dernier et placée garde à vue, elle était présentée ce jeudi devant le magistrat instructeur et mise en examen pour meurtre sur mineur de 15 ans. Le juge d'instruction a saisi le juge des libertés et de la détention (JLD) en vue son placement en détention provisoire. A cette heure, le JLD ne s'est pas prononcé.

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