A Lyon, le défilé de la Biennale de la danse célèbre la paix

Après avoir été circonscrit au stade de Gerland en 2017, suite aux risques d'attentats, le défilé de la biennale de la danse, a retrouvé les rues de Lyon, dimanche 16 septembre. La plus grande parade chorégraphique d'Europe a défilé pour la paix... Sous un dispositif de haute sécurité.
La parade 2018 a dansé au nom de la paix pour sa 18ème édition, dans les rues de Lyon, dimanche 16 septembre.
La parade 2018 a dansé au nom de la paix pour sa 18ème édition, dans les rues de Lyon, dimanche 16 septembre. © P. Desmazes / AFP
Le traditionnel défilé de la biennale de la danse a retrouvé les rues de Lyon, dimanche 16 septembre, avec un mot d'ordre : "on ne lâche pas", et un thème crié en dansant: la paix.
           
 

Une biennale sous haute sécurité

"La paix face au terrorisme, mais aussi pour le centenaire de l'Armistice et pour l'Europe", a expliqué Dominique Hervieu, directrice de la biennale. En 2016 et face au risque terroriste, le défilé avait été cantonné au stade de Gerland. Cette année, la plus grande parade chorégraphique d'Europe retrouve une presqu'île quasi bouclée et avec un budget sécurité en hausse de 100 000 euros. "Faire en sorte qu'il y ait un monde joyeux, c'est ce qu'il y a de plus précieux à préserver", a enchaîné le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, reconnaissant devant la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, que "la culture a un prix".
   

De la joie et du plaisir

Dans les rues, 4 500 amateurs venus de toute la région défilent, préparés par 250 professionnels depuis des mois. Il y a le chorégraphe hip hop Mourad Merzouki sur un char entaillée de fleurs avec des femmes habillées en tenue militaire blanches; des panneaux "j'irais peacer sur vos bombes", un oiseau géant qui a arraché un bout de chaîne, ou de jeunes super-héros multicolores qui se lancent des accolades entre deux pas de danse avec la Compagnie Gambit.

 

Donner du sens

En bord de route, la marraine de l'édition: Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du jihadiste Mohammed Merah en 2012 à Toulouse qui milite pour le dialogue inter-religeux et contre la radicalisation. Et Lilian Thuram, parrain de la biennale. Le champion du monde de foot 1998 très engagé sur les questions de racisme et d'intégration via sa fondation. "Il y a un mouvement de paix et les gens autour ont envie de suivre", souligne l'ex-joueur de foot, qui regrette les barrières empêchant tout le monde de danser.

 
La 18e biennale de la danse va durer jusqu'au 30 septembre avec plus de 20 créations, dont celles de Mourad Merzouki, Angelin Preljocaj ou Saburo Teshigawara.

 
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