Lyon : Gérard et Marie-Jo ne veulent pas d'une dernière danse

Les 2 et 3 février, à Villeurbanne (Rhône), Gérard Zanini et Marie-Jo Velon formeront un couple parmi d'autres au Critérium National de Danses Sportives. A 70 et 58 ans, ils restent des danseurs assidus. Pas facile, pourtant, quand on vit à 200 km l'un de l'autre.

Par Stéphane Moccozet

Elle a 58 ans, il en a 70. Elle vit à Dijon quand il habite à Vienne. Elle est salariée dans un centre de formation pour apprentis alors que cet ancien agent de maitrise en chaudronnerie profite de sa retraite. A première vue, tout les oppose. Et pourtant… Marie-Jo et Gérard se retrouvent deux jours par semaine à mi-chemin de leur domicile respectif pour danser.

Les jeudi après-midi et vendredi matin, ce couple (sur la scène, pas dans la vie) formé deux ans plus tôt a rendez-vous à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, pour s’entrainer encore et encore. L’une comme l’autre, la danse, ils n’en ont jamais assez, et c’est ainsi depuis des années. « J'ai fait du classique et du modern jazz », raconte Marie-Jo, « j'ai appris le rock à 28 ans, puis j'ai fait du rock acrobatique avec mon mari ». Gérard, lui, se souvient des « surprise-parties » de sa jeunesse, du rock qu’il pratiqué très tôt. 
 

La danse, un élixir de jeunesse

Sport-addict, Marie-Jo n’imagine pas sa vie sans sport, sans danse. C’est vital pour elle, pour son équilibre. De douze ans son aîné, Gérard tient à peu près le même discours le concernant. Le septuagénaire voit dans le tango, la valse viennoise ou encore le quick-step une belle manière de garder la forme. « Il y a 2 choses, dit-il, si je n'avais pas la forme, je ne pourrais pas le faire et ça m'aide à m’entretenir ». Le reste du temps, il est également adepte de randonnée en montagne et de musculation. « Des pompes, des squats mais je ne soulève pas de fonte », ajoute-t-il avec le sourire.

En panne de partenaires, ils ont été mis en relation début 2017 par leur entraîneur, Diana Ribas, qui a très vite compris que la différence d’âge ne serait un obstacle ni à leur progression, ni à leurs performances. « Il faut que les deux partenaires aient un niveau similaire », explique Marie-Jo qui se souvient d’un début compliqué entre les deux danseurs, avec « des hauts et des bas ». « Il a fallu une année pour s'entendre vraiment », ajoute-t-elle. Il faut dire que la distance et l’impossibilité de planifier des entraînements quotidiens ne leur facilitent pas la tâche. 
 

Travailler, encore et encore

Chaque année, Marie-Jo et Gérard dispute une bonne quinzaine de compétition, histoire de se mesurer aux autres et d’aller chercher le meilleur d’eux-mêmes. Véritables compétiteurs, ils ne s’avouent jamais vaincus et cherchent toujours à corriger un petit défaut de maitrise qui a pu leur faire perdre de précieux points. Leur talon d’Achille ? « Parmi les 5 danses standards, c’est la valse viennoise », répond sans hésiter Gérard. « C’est celle au tempo le plus rapide et on la travaille systématiquement quand on se voit ».

Début février, le duo participe au Critérium Nationale de Danses sportives qui a lieu à Villeurbanne, « chez eux ». L’occasion, sans doute, de briller dans un environnement qu’ils connaissent bien même s’ils s’attendent à une concurrence sérieuse. « Dans notre catégorie, Sénior 3, le plateau est très relevé, comme le niveau », prévient Marie-Jo. Ce qui ne les empêchera pas de viser le podium.
 

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