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Lyon : les gilets jaunes se concertent hors micro et caméra

Photo d'illustration - Action des gilets jaunes, fin décembre 2018, sur le périphérique de Lyon / © Maxime Jegat/Max PPP
Photo d'illustration - Action des gilets jaunes, fin décembre 2018, sur le périphérique de Lyon / © Maxime Jegat/Max PPP

Les gilets jaunes ont tenu une assemblée générale lundi soir à Lyon pour décider quelle suite donnée au mouvement. Quelque 500 personnes participaient à cette réunion à la veille du "grand débat". Les journalistes ont été admis mais aucune caméra n'a été autorisée à filmer les échanges.         

Par Philippe Bette

La poursuite du mouvement, mais ni micro, ni caméra. Quelque 500 "gilets jaunes" réunis en assemblée générale lundi soir à la Bourse du travail de Lyon ont décidé de continuer la lutte au terme d'une soirée à laquelle les journalistes ont été tout juste tolérés.

Il a en effet fallu plusieurs votes de la salle pour déterminer s'ils étaient admis à rester, si des images étaient autorisées et si des interviews étaient possibles. En définitive, les participants ont refusé les caméras, acceptant tout juste la présence des journalistes pour un compte-rendu sur lesquels certains voulaient malgré tout interférer.      

Notre confrère Jean Paul Savart a donc pu assister seul aux débats, précisant qu'il ne saurait être question de laisser les participants exercer le moindre contrôle éditorial sur le récit de la soirée.  

Dans un premier temps, la salle a pu s'exprimer dans un moment aménagé de "libre parole", chacun avançant ses arguments au milieu des invectives et du chahut. Les actes de violence ont été condamnés. Il a aussi été acté la mise à l'écart des "extrêmistes de droite". Le travail s'est ensuite structuré en commissions autour des revendications prioritaires.

Une liste de 48 revendications a été votée par ordre de priorité. Au chapitre des propositions constitutionnelles, figurent toujours au premier plan "la démission immédiate du président de la République et de son gouvernement", "la dissolution de l'Assemblée nationale" et "l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC)". On peut aussi y trouver "la suppression du Sénat et son remplacement par un parlement de citoyens tirés au sort" ou encore "le droit au travail dignement rémunéré". 

S'agissant des propositions législatives, apparaissent toujours en bonne place "l'augmentation du Smic, le rétablissement de l'ISF, la diminution du prix du carburant et la suppression de la TVA". 

Les gilets jaunes ont réaffirmé leur intention de poursuivre la mobilisation à la veille du lancement du "grand débat".  
  



 
       

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