Lyon : la préfecture du Rhône demande à JCDecaux de rouvrir ses toilettes publiques

Dans un arrêté, la préfecture du Rhône demande à la société JCDecaux de rouvrir des sanitaires publics à entretien automatique à Lyon, à partir du mardi 7 avril.

Les sanisettes sont ouvertes 24/24
Les sanisettes sont ouvertes 24/24 © MAXPPP/Julien DUFFE
Fermées pour cause de confinement, les toilettes publiques JCDecaux pourraient rouvrir à Lyon. C'est en tout cas le souhait de la Préfecture du Rhône. Elle a pris un arrêté demandant à l'entreprise de mobilier urbain de remettre en marche dix sanisettes, c'est à dire les toilettes publiques à entretien automatique.

Une réouverture jusqu'au 15 avril

La ville de Lyon avait déjà demandé leur réouverture, mais le prestateur de service n'avait pas donné suite. Dans l'arrêté préfectoral, il est précisé que la remise en service devrait se faire dès le mardi 7 avril et au moins jusqu'au 15 avril, inclu.

Une mesure pour assurer la santé des SDF

La préfecture du Rhône justifie que "la fermeture de l’ensemble des sanitaires publics de la commune de Lyon dont la gestion est confiée à la société JC Decaux France porte une atteinte manifeste à la salubrité publique et à la santé des personnes sans domicile fixe."

En effet, les SDF subissent de plein fouet les mesures de confinement : avec la fermeture des toilettes publiques, ils doivent aussi faire face à une plus grande difficulté d'accès à la nourriture. Face à cette grande précarité sanitaire, les villes comme Lyon rouvrent progressivement les sanitaires, organisent des maraudes et mettent en place des sites de confinement pour les sans-abri.

JCDecaux réclame des équipements étanches

"Notre demande au préalable, c'est qu'on nous fournisse des combinaisons étanches. Ce qui a été fait à Paris (ndlr: avec la mairie de la capitale)", a indiqué à l'AFP JC Decaux, qui en a puisé quelques exemplaires dans un ancien stock et a effectué des commandes."Quand on nettoie à l'eau, cela éclabousse obligatoirement et nos équipes (ndlr: portant en majorité des combinaisons non-étanches) peuvent être contaminées tout de suite. (...). Si la puissance publique ne peut pas nous en fournir, on devra refermer car ce sera malheureusement impossible de continuer", a ajouté JC Decaux, soulignant qu'il s'agissait d'"une condition sine qua non".
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