Lyon : le second interpellé après la mort du policier reconnaît être le chauffeur du fourgon

Le policier, Franck L.renversé par un fourgon lors d'une opération à Bron près de Lyon est mort annonce le parquet de Lyon / © C. Cherry-Pellat / FTV
Le policier, Franck L.renversé par un fourgon lors d'une opération à Bron près de Lyon est mort annonce le parquet de Lyon / © C. Cherry-Pellat / FTV

Samedi 11 janvier, Franck Labois, un policier de 45 ans membre d'un Groupe d'appui opérationnel était fauché par un fourgon. Il est décédé deux jours plus tard. Lundi 20 janvier, le parquet de Lyon annonçait qu'un homme en garde à vue reconnaissait en être le chauffeur. 

Par Christian Conxicoeur

Le second gardé à vue dans l'affaire du policier décédé, après avoir été fauché par un fourgon, a reconnu être le chauffeur du véhicule. C'est par un communiqué du parquet de Lyon que la nouvelle a été annoncée lundi 20 janvier.

Selon les services du procureur de Lyon Nicolas Jacquet, l'homme a été déféré ce même jour devant un juge d'instruction. Il a été mis en examen pour "homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "vol suivi de violence ayant entraîné la mort en bande organisée" et placé en détention provisoire.
 

Pas d'intention de tuer selon l'individu

Toujours selon le communiqué, l'individu, qui devrait être placé en détention provisoire dans l'après-midi, reconnaît les faits mais nie avoir eu l'intention de tuer Franck Labois, fonctionnaire de police de 45 ans.

Celui-ci a été fauché par le conducteur d'un fourgon au cours d'une intervention à Bron, aux portes de Lyon, dans la nuit du 10 au 11 janvier. L'opération visait à interpeller des personnes suspectées d'être impliquées dans une affaire de vol aggravé en bande organisée. Il a succombé à ses blessures lundi 13 janvier.
 

Hommage et mise en détention d'un mineur

Un hommage en préfecture du Rhône lui a été rendu vendredi 17 janvier en présence du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Le même jour, un mineur de 15 ans, interpellé deux jours plus tôt, était mis en examen pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort" et mis en détention provisoire. 

Des tags insultants à Bron

Des inscriptions tracées à la bombe ont été découvertes ce lundi sur les murs de locaux commerciaux fermés de la cité Terraillon à Bron. Des insultes à la mémoire du policier tué. Sur twitter, le Préfet du Rhône a fermement condamné ces tags. La Direction départementale de la Sécurité Publique doit porter plainte.

 

Sur le même sujet

Les + Lus