Lyon : Trafic perturbé par une opération escargot des patrons de boîte de nuit

Les patrons de boîtes de nuit manifestent simultanément à Lyon, Paris, Rennes et bloquent les grands axes pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur leurs difficultés financières après sept mois de fermeture. 

"Comment vivre pendant sept mois sans salaire?" les professionnels de la nuit alertent les pouvoirs publics pour obtenir la réouverture de leurs établissements.
"Comment vivre pendant sept mois sans salaire?" les professionnels de la nuit alertent les pouvoirs publics pour obtenir la réouverture de leurs établissements. © Thierry Fontaine de l'UMIH, UNION DES MÉTIERS ET DES INDUSTRIES DE L'HÔTELLERIE
Les professionnels de la nuit ont lancé une opération escargot qui congestionne l'entrée dans la ville de Lyon ce mardi 13 octobre 2020. 
Des perturbations sont attendues sur la M6, le Périphérique Nord et le Périphérique L.Bonnevay selon Onlymoov. 

"La Nuit doit revoir le Jour", le slogan des patrons et salariés de discothèques, résonne ce matin comme un appel au secours après plus de sept mois de fermeture des établissements. 
" C'est presque de la torture !" s'insurge Thierry Fontaine, patron de quatre discothèques lyonnaises. "On voit nos entreprise s'enfoncer et il faudrait rester là à les regarder sans rien faire?" 
"On demande à retravailler, pas comme avant bien-sûr, mais avec un protocole intelligent. Sinon on pousse à la clandestinité et les ouvertures clandestines, elles, ne respectent aucune mesure."
 

Info trafic 

Le rassemblement était prévu à 7h, Maison Carrée à Dardilly. Puis les véhicules ont emprunté la M6 en direction de Marseille jusqu'à la porte du Valvert. 

 La suite de l'itinéraire annoncé sur Onlymoov 
  "Des difficultés de circulation à prévoir au passage du cortège, anticipez vos déplacements et adaptez vos itinéraires en centre-ville", conseille le spécialiste de l'info trafic en région lyonnaise.
 

Les professionnels demandent des aides supplémentaires 

" On ne veut pas vivre sous perfusion" explique Thierry Fontaine porte-parole local de L'UMIH Nuit.
"Aujourd'hui nos charges fixes sont payées avec un plafond à 45 000 euros qui ne suffit pas à beaucoup d'entre nous compte-tenu des loyers dans les grandes villes. Des procédures d'expulsions sont en cours et on est nombreux à devoir vivre sans salaire. On a tous puisé dans nos réserves mais maintenant elles s'épuisent" conclut le professionnel qui demande à être reçu par le gouvernement. 
 
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