Lyon va tester les publicités éphémères sur les trottoirs

Lyon : la ville va tester les publicités éphémères sur les trottoirs
Un reportage de Yaelle Marie et Laure Crozat. Intervenant : Tanguy Bard de Coutance, directeur associé Biodégr'AD

Les villes de Bordeaux, Nantes et Lyon vont tester à partir de lundi les marquages publicitaires biodégradables éphémères sur les trottoirs. Cette expérimentation doit durer dix-huit mois, selon un décret publié dimanche au Journal officiel.

Par H. L.

Trois métropoles de France vont expérimenter le concept mis en avant la start-up lyonnaise, Biodégr'AD. Pour la société, c'est un cadeau de Noël plutôt inattendu : un décret, paru au Journal officiel ce dimanche, permet à Bordeaux, Nantes et Lyon de déroger "à plusieurs règles du code de la route et du code de l’environnement".

Cette pratique sera, pour autant, encadrée. Par exemple, les publicités ne pourront pas rester plus de dix jours au même emplacement, ni excéder 2,50 m², indique le décret. Elles devront par ailleurs être éloignées les unes des autres d’au moins 80 mètres, afin de pas trop pertuber l'attention des usagers.

Un premier bilan sera dressé dans les six mois pour analyser le lien entre cette nouvelle forme de publicité et l'accidentalité. La nouvelle donne malgré tout le sourire à Biodégr'AD, spécialiste des marquages publicitaires écologiques et éphémères.

"Dissiper un flou juridique"

Il y a deux ans, ces jeunes entrepreneurs nous présentaient leur clean tag, une technique de pochoir pour marquer les trottoirs des villes au karcher et réveler des messages publicitaires ou signalétiques. Mais, depuis sa création, son concept pose de nombreuses questions : s'agit-il de publicité ? d'une pollution visuelle ?

"Cela va permettre de dissiper ce flou juridique. On nous donne aujourd'hui une dérogation, mais cela veut pas dire qu'on peut faire n'importe quoi. On va pouvoir être intégrés aux plans locaux de publicité et payer des redevances pour occuper cet espace, qui est légitime", avance Tanguy Bard de Coutance, directeur associé Biodégr'AD.

"En fonction des circonstances, le ministre chargé de l’Économie, le ministre chargé de l’Environnement et le ministre chargé de la sécurité routière peuvent à tout moment, par arrêté conjoint, suspendre l’expérimentation, ou y mettre un terme", spécifie le décret. Mais, chez Biodégr'AD, on y voit déjà l'assurance de laisser sa marque sur les trottoirs de France.

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