Le maire de Lyon Grégory Doucet a demandé au Premier ministre un assouplissement de la fermeture des bars à 22h

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, et le président de la Métropole, Bruno Bernard, ont été reçus à Matignon par le Premier ministre, Jean Castex. Ils ont demandé l'assouplissement de la fermeture des bars à Lyon à 22h. De nouvelles mesures pourraient être prises, mais "dans un cadre partenarial."
Le Maire de Lyon Grégory Doucet et le président de la Métropole Bruno Bernard ont adressé une lettre au Premier ministre pour réclamer l'ouverture des lieux culturels. "Nous avons besoin de l'offre culturelle pour affronter l'épreuve de cette pandémie" expliquent-ils.
Le Maire de Lyon Grégory Doucet et le président de la Métropole Bruno Bernard ont adressé une lettre au Premier ministre pour réclamer l'ouverture des lieux culturels. "Nous avons besoin de l'offre culturelle pour affronter l'épreuve de cette pandémie" expliquent-ils. © FTV
Le Maire de Lyon, Grégory Doucet (EELV), décrit un échange "cordial et républicain" avec le Premier ministre Jean Castex à Matignon, ce jeudi 1er octobre.
 

"La situation est préoccupante"


"On a commencé par faire un point sur la situation (de l'épidémie de coronavirus). On sait qu'elle est inquiétante et préoccupante. Ce qui nous importe, c'est de trouver une réponse à l'épidémie avec des mesures efficaces, en tirant les leçons des mesures qui ont été prises, et en s'adaptant. Sur ces grands principes nous sommes d'accord."

Grégory Doucet insiste sur une "gestion partenariale" de la crise, c'est-à-dire une coopération avec les élus locaux, l'ARS les HCL, et la Préfecture. 
 

La fermeture des bars à 22h "doit être assouplie"



"On a fait des demandes d'aménagement sur certaines mesures" dit-il, en parlant des jauges pour les grands événements. "On a expliqué qu'il nous semblait indispensable d'adapter à chaque contexte la question de la jauge. On lui a précisé que l'horaire de fermeture des bars ne nous semblait pas être approprié."  Le maire de Lyon a demandé un assouplissement de cette règle, en échange d'une meilleure application des gestes barrières.

"La question est en suspens" pour l'instant affirme Grégory Doucet, avant une réunion prévue vendredi avec le Préfet.

Le maire de Lyon a également demandé un accès aux anticipations et aux "données prévisionelles", ce qui "pendant longtemps n'a pas été le cas" dit-il, "de manière à anticiper et prendre les mesures pour prévenir le mal plutôt que simplement constater que la situation se dégrade et devoir sans cesse réagir sans savoir si la mesure que l'on prend est approprié."
 

"Je crois que le Premier ministre nous a entendus"



Bruno Bernard, le président (EELV) de la Métropole a lui-aussi insisté sur la nécessité du partenariat avec les élus locaux: "Je crois que le Premier ministre a compris qu'il fallait arrêter les changements de pied incessants, tous les 3 jours, pour avoir vraiment une visibilité et prendre des mesures ensemble, qui soient comprises par nos concitoyens. Il y a trop d'écart entre la volonté du gouvernement et ce que nous comprenons, nous les élus locaux et les citoyens. Je crois que le Premier ministre nous a entendus sur ce point."

Le Président de la Métropole plaide pour un délai de 2 semaines entre chaque nouvelles mesures.

Dans un communiqué publié après la rencontre parisienne, la Métropole affirme que "le Premier ministre a souligné l’efficacité des opérations de dépistage décidées et mises en place par ces acteurs locaux (Métropole de Lyon, villes, ARS) dans la Métropole de Lyon. Ces opérations ont été adaptées et continueront aussi longtemps que nécessaire."
 

Vers le statu quo


Les grandes métropoles s'acheminent vers un statu quo dans les mesures prises pour tenter d'endiguer l'épidémie de Covid-19, le temps d'évaluer leur efficacité, selon plusieurs sources interrogées par l'AFP à quelques heures de la conférence du ministre de la Santé Olivier Véran.

"Ce soir est encore un peu tôt pour annoncer des modifications de classement des métropoles", a indiqué à l'AFP l'entourage de M. Castex: "sauf dégradation très abrupte des indicateurs, on doit laisser un peu de temps entre les premières mesures prises la semaine dernière, entrées en vigueur il y a 4-5jours, et l'observation des effets".

"Le Premier ministre suit la situation de très près", a-t-on souligné de même source: "L'objectif de l'exécutif est d'agir efficacement contre la reprise épidémique par des mesures graduées et territorialisées. Pour cela, les décisions difficiles prises par le gouvernement sont évaluées régulièrement au regard des effets produits sur la situation sanitaire, en tenant compte du délai incompressible entre la mise en place des mesures et leurs effets attendus sur la situation épidémiologique."


Sur twitter la Métropole de Lyon confirme que le ministre de la Santé ne devrait pas annoncer de nouvelles mesures dans l'immédiat.

 
 

"On gagnera la bataille contre le virus" affirme le Président Emmanuel Macron


 "Dans la période où nous sommes, nous allons devoir prendre des décisions parfois adaptées territorialement, transparentes, mais peut-être pour freiner le virus quand il réaccélère, mais à aucun moment ceux qui ne sont pas touchés ne doivent douter, d'abord parce que l'on gagnera la bataille contre le virus, et ensuite parce que au fond renoncer c'est au moins aussi grave", a déclaré de son côté le président Emmanuel Macron lors d'un déplacement au Forum annuel BpiFrance, à Paris.


Marseille et la Guadeloupe sont en "zone d'alerte maximale" depuis le 23 septembre. Paris, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier avaient, elles, été classées en "zone d'alerte renforcée", en plus de Bordeaux, Lyon et Nice, qui s'y trouvaient déjà.

 
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