La Marche des migrants passe par Lyon et Montélimar

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La marche en solidarité avec les migrants fait escale ce jeudi 24 mai à Lyon (Rhône), après être passé par Montélimar (Drôme). Au total la route doit faire 1.400 kilomètres. Le périple "citoyen et solidaire" veut améliorer la politique d'accueil des migrants.

Sur les chemins de randonnée, une trentaine de marcheurs militants progresse lentement. Leur action, leur message tient en trois points:
  • La libre circulation aux frontières
  • L'accueil des personnes dans la dignité
  • Abolir le "délit de solidarité"
Avant l'arrivée à Lyon, nous avons recontré Riaz, un pakistanais arrivé en France en 2014. Il participe lui aussi à la marche solidaire. Sa situation est depuis régularisée, mais son parcours n'a pas été simple. Il vit son exil comme une contrainte :

On est obligés de venir en France. C'est très compliqué d'être un migrant, en France ou ailleurs.


Avec cette marche, les militants veulent interpeller la population et faire évoluer les politiques.

Au programme à Lyon

Le convoi devrait arriver ce jeudi 24 mai, en fin de journée, à Saint-Fons. L'association prévoit un pique-nique participatif ouvert à tous, de 17h30 à 20h au niveau du parc des berges de Gerland.

Plusieurs animations et débats sont prévus avant de repartir. Le départ se fera de la Gare de Vaise en début de matinée samedi 26 mai.

La longue marche

La marche a commencé le 30 avril à Vintimille, sur la frontière franco-italienne, et devrait se terminer le 8 juillet à Londres. Elle a aussi pour but de valoriser le travail des citoyens, des associations, des collectifs qui aident les migrants, dans les 60 villes-étapes.

En chemin, elle doit aussi collecter des fonds et des biens nécessaires aux migrants (vêtements, chaussures, couvertures…). L’organisateur de la Marche est l’Auberge des Migrants, en lien avec la Roya Citoyenne, et avec des « relais locaux », citoyens, associations et collectifs d’aide aux réfugiés.

François Guennoc, vice-président de l'association, se veut optimiste : "On est assez confiants pour l'avenir. On pense qu'un jour, il y aura un gouvernement réaliste, qui considérera que ces dispositifs sont trop coûteux, et qu'il vaudrait mieux utiliser cet argent pour accueillir les personnes."

Le reportage de Hugo Chapelon et Stéphane Hyvon:


Intervenants : Nicolas Quintin, bénévole de l'association "L'auberge des migrants"; Riaz Ahmad, réfugié pakistanais; et François Guennoc, vice-président de l'association "L'auberge des migrants".