Nouvelle arrestation dans la banlieue de Lyon, en marge du passage à tabac de Bassem par le rappeur Sadek

Le rappeur Sadek a revendiqué le passage à tabac du blogueur Bassem à Vénissieux, le 11 février 2020. / © Captures d'écran Twitter
Le rappeur Sadek a revendiqué le passage à tabac du blogueur Bassem à Vénissieux, le 11 février 2020. / © Captures d'écran Twitter

Un lyonnais de 25 ans a été interpellé à Saint-Priest lors d'un contrôle routier. Il sera jugé en comparution immédiate ce mercredi 19 février 2020 pour provocation à un crime : il avait diffusé sur un réseau social un appel à venir armé au concert du rappeur Sadek.

Par Aude Henry

L'homme est déjà bien connu des services de police, avec une quarantaine d'antécédents judiciaires. Ce Lyonnais, âgé de 25 ans, a été interpellé pour avoir diffusé sur un réseau social des appels à venir armé au concert du rappeur Sadek. Concert prévu le 8 février 2020 à Saint-Priest, dans le département du Rhône, mais annulé compte-tenu de nombreuses menaces.

Faire le buzz pour gagner des abonnés

Bien que rapidement identifié par les enquêteurs, le suspect faisait depuis, l'objet d'un mandat de recherche. Il a finalement été interpellé lors d'un contrôle routier, dans la nuit du 16 au 17 février, sur la commune de Saint-Priest.
Placé en garde à vue, il a reconnu les faits, expliquant aux enquêteurs qu'il  avait voulu "faire le buzz" pour gagner des abonnés, sans toutefois vouloir mettre ses menaces à exécution.

Présenté au Parquet, l'homme a été écroué, et sera jugé en comparution immédiate mercredi 19 février.
 

Cette interpellation intervient en marge de l'affaire de passage à tabac du blogueur Bassem par le rappeur Sadek. Ce dernier a été interpellé à Bagnolet, en région parisienne, après avoir revendiqué le passage à tabac du blogueur, Bassem Braiki, dans la nuit du 11 février dans la banlieue de Lyon. L'agression avait été filmée et les images diffusées sur les réseaux sociaux.

L'affaire aurait pour origine ces appels lancés sur internet à boycotter le concert de Sadek, annulé à la demande de la police, le 8 février à Saint-Priest. 
Bassem Braiki et Sadek s'étaient alors vivement invectivés et provoqués sur les réseaux sociaux.
 

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