Olivier de Germay : un homme discret et conservateur prend aujourd'hui la tête du diocèse de Lyon

Ce dimanche 20 décembre 2020 est intronisé à Lyon le nouveau primat des gaules à la cathédrale St Jean. C'est un homme au profil atypique qui prend en charge l'archevêché de Lyon, le deuxième de France. De l'armée à l'église, portrait d'Olivier de Germain, 60 ans 
 

Après l'affaire Preynat et la démission du Cardinal Barbarin, charge à Olivier de Germay de redonner confiance aux catholiques lyonnais. Mais sa nomination fait déjà grincer des dents chez les plus progressistes.
Après l'affaire Preynat et la démission du Cardinal Barbarin, charge à Olivier de Germay de redonner confiance aux catholiques lyonnais. Mais sa nomination fait déjà grincer des dents chez les plus progressistes. © Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

C'est un homme discret qui aime le terrain.  Ses pairs disent de lui qu'il a du caractère.
La foi d'Olivier de Germay est enracinée dans son vécu familial. Fils de général, ce Saint-Cyrien devient officier parachutiste. Tchad, Irak, Koweit, 200 sauts à son actif. Il a 30 ans quand naît sa vocation, sa vie bascule. Après des années de séminaire, il est ordonné prêtre en 1998. Puis évêque d'Ajaccio en 2012.

Le nouvel Archevêque appartient à la ligne conservatrice de l'église, il a manifesté contre le mariage pour tous.  

A Lyon il arrive sur la pointe des pieds : Olivier de Germay hérite d'un diocèse au passé douloureux. Il succède au Cardinal Barbarin, éclaboussé par l'affaire de pédophilie de Bernard Preynat. Il dit vouloir faire de l'église un lieu sûr. 

Après l'affaire Preynat et la démission du Cardinal Barbarin, charge à Olivier de Germay de redonner confiance aux catholiques lyonnais. Mais sa nomination fait déjà grincer des dents chez les plus progressistes.
L'homme est réputé pour peser ses mots, il l'a confirmé à plusieurs reprises... Sa parole sera rare. Contraste évident avec son prédécesseur.

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