Pollen d'Ambroisie : le risque d'allergie se précise dans la métropole de Lyon

Les premiers grains de pollen d'ambroisie ont fait leur apparition sur les capteurs. Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique prévient : le risque des premières allergies dans la région lyonnaise est fixé au 8 août 2020.
L'ambroisie, dont le pollen est extrêmement allergisant, est en recrudescence dans les zones urbanisées selon l'adjoint au maire de Saint-Priest, en charge des espaces verts. 3 août 2020.
L'ambroisie, dont le pollen est extrêmement allergisant, est en recrudescence dans les zones urbanisées selon l'adjoint au maire de Saint-Priest, en charge des espaces verts. 3 août 2020. © FTV
Certes, le pic principal de pollen interviendra une vingtaine de jours plus tard. Il n'empêche que le Réseau National de Surveillance Aérobiologique et l'Observatoire des ambroisies ont d'ores et déjà lancé l'alerte. Le 8 août 2020 sera "le premier jour où la concentration dans l'air de pollen d'ambroisie à feuilles d'armoise, devrait être suffisante pour provoquer sur la région lyonnaise un risque d'allergie chez les personnes les plus sensibles". Cette date peut être avancée de 3 à 4 jours dans la moyenne vallée du Rhône, et retardée de 2 à 3 jours au nord de Lyon, selon les observateurs.

Le pollen d’ambroisie est très allergisant et il suffit de seulement quelques grains pour déclencher des symptômes d’allergie (rhinites, conjonctivites, trachéites, asthme, eczéma ou autres complications) sur les personnes sensibles. La région Auvergne-Rhône-Alpes est l’endroit où la plante invasive est la plus présente en France, et près de 15% de la population est allergique à son pollen.
 

► L'ambroisie, en recrudescence dans les zones urbanisées ?

A Saint-Priest, aux portes de Lyon, une équipe municipale des espaces verts est à pied d'oeuvre ce lundi 3 août 2020. Il s'agit d'arracher des plants d'ambroisie, repérés en plein coeur de la ville, dans un parterre du parc Mandela.

"Ce parterre avait été préparé pour faire une pelouse. Sauf que le confinement est arrivé et on n'a pas semé. Du coup, l'ambroisie a pris le dessus", explique Stéphane Peillet. L'adjoint au maire de Saint-Priest, en charge des espaces verts, est à l'affût des moindres signalements concernant la plante. Notamment en milieu urbain.
Depuis une dizaine d'années, un gros travail de lutte contre l'ambroisie est mené sur les parcelles agricoles qui occupent un tiers de la surface de la commune. Un travail qui porte ses fruits car selon Stéphane Peillet, "il y a moins d'ambroisie dans les espaces agricoles. En revanche, une recrudescence est observée dans les zones urbanisées, en lien avec les chantiers de construction".
 

Lors des chantiers de construction, il y a beaucoup de mouvements de terrain. La terre se retrouve à nu, et à ce moment là, la plante ressort et prolifère pendant un à deux ans.

Pascal Marion-Bourgeat, référent ambroisie à Saint-Priest

► Le coût financier des allergies provoquées par l'ambroisie

Le pollen de l'ambroisie est violemment allergisant, peut provoquer de l'asthme ou de l'eczéma. Les personnes allergiques consultent leur médecin, prennent des médicaments, et parfois des arrêts de travail. Coût estimé selon l'ARS : 40 millions d'euros pour la région Auvergne-Rhône-Alpes chaque année. "C'est un vrai coût financier, il faut en venir à bout", alerte sur Franceinfo Samuel Monnier, ingénieur au Réseau national de surveillance aérobiologique, spécialiste de l’ambroisie.

Agir contre l'expansion de l’ambroisie est un enjeu majeur de santé publique. Une plateforme interactive de signalement a été mise en place depuis 2014. Tout le monde peut participer à la lutte en signalant toute présence d'ambroisie aux autorités locales.
Quatre possibilités :
 
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