Vers un procès aux assises de Lyon pour l'affaire des 3 jeunes noyés dans la Saône en 2014?

Le drame a eu lieu il y a 4 ans, quai Rambaud dans le quartier Confluence à Lyon: le 26 juillet 2014, une voiture avec 6 jeunes à bord plonge dans la Saône en pleine nuit, faisant 3 morts. Le conducteur pourrait être renvoyé aux assises pour homicide volontaire, après une longue instruction.

Ils s'appelaient Ludovic, Mael et Thibaud, trois amis d'enfance qui se sont connus à Fraisses (Loire) et Sainte-Férréole-d'Auroure (Haute-Loire).

Le 26 juillet 2014, à bord d'une Clio, ils embarquent avec 3 autres amis, pour passer la soirée à Lyon. En pleine nuit, sous une pluie battante, la voiture chute dans la Saône. Seulement 3 jeunes arrivent à sortir. Ils demandent dans un premier à un témoin de prévenir les secours, avant de prendre la fuite. Ils sont tous les 3 placés en garde à vue dès le lendemain du drame.

Les enquêteurs découvrent rapidement que le conducteur, alors âgé de 17 ans, n'est pas le propriétaire de la voiture. La soirée ne se serait pas passé comme ils l'avaient prévu. Alcool, cannabis, le groupe, frustré, se serait énervé. Le jeune conducteur aurait même abîmé la voiture, avant de donner un violent et définitif coup de volant, peut-être pour faire peur à ses camarades. Un comportement jugé comme "criminel" et "volontaire" selon le juge d'instruction, qui vient de transmettre une ordonnance de mise en accusation pour homicide volontaire.

Pour Me David Metaxas, avocat de l'une des parties civiles, "le soulagement est grand" de voir un procès se dérouler aux assises. Le procureur avait demandé dans un premier temps, un renvoi au tribunal correctionnel pour homicide involontaire.

L'avocate de la défense, Me Florence Vincent, vient de faire appel de l’ordonnance du juge d’instruction selon nos confrères du Progrès. Selon  le réquisitoire du parquet, qui préconisait la qualification « d’homicide involontaire », était plus conforme à la réalité. Les deux autres protagonistes sont renvoyés pour non assistance à personne en danger. L’affaire sera examinée par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Lyon.

Un éventuel procès, aux Assises pour mineurs ou au Tribunal correctionnel, pourrait se dérouler courant 2019.