Procès des attentats du 13 novembre : « Il est largement temps que ça s’arrête »

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Écrit par G.C. avec Y.M.

Florence Ancellin a assisté pendant 8 mois au procès des attentats du 13 novembre. Sa fille, Caroline, 24 ans est décédée au Bataclan. 8 mois avec des hauts et des bas. Mais 8 mois nécessaires.

La vie de Florence Ancellin a basculé le 13 novembre 2015. Sa fille Caroline Prénat, 24 ans, meurt sous les balles terroristes alors qu'elle assistait au concert au Bataclan.

Au tout début, Florence s’est demandée à quoi bon un procès qui ne fera pas revenir Caroline. D'autant plus que le terroriste qui a tiré sur sa fille est mort. mais finalement, au fur et à mesure de l'avancée du procès, Florence en a réalisé l'importance. «C’est une étape obligatoire pour avancer sur autre chose».

Florence a tenu bon ces 8 mois malgré des hauts et des bas. «Je ne pensais pas être en colère et en fait, sur la fin, oui. Il y a un jour, je ne sais plus pour quelle raison, la colère est vraiment montée. Et là heureusement les petits gilets bleus, les psychologues viennent. On peut parler, et j’ai beaucoup parlé parce que j’ai parlé plus d’une heure avec un psy qui m’a posée et j’ai pu retourner dans la salle (…) on passe du tout au tout, de bas en haut. C’est extrêmement prenant, extrêmement fatigant. Psychiquement, c’est extrêmement prenant. La tête en prend un coup, le corps aussi. Il est largement temps que ça s’arrête».

Le 1er jour du procès et les témoignages des parties civiles resteront gravés dans sa mémoire. «Au moment de l’entrée dans le palais, la tension est bien montée et j’ai refait une crise de larmes quasiment comme le 1er jour. Ensuite il y a eu tellement de moments forts. Entre autre les témoignages des parties civiles. Bien évidemment on a appris plein de choses sur ce qui s’était passé à l’intérieur. C’était très fort. En fait, tous les témoignages des parties civiles étaient très forts». Florence a elle aussi témoigné. «J’ai témoigné en octobre. C’est un moment indéfinissable. On vient déposer, il y’a un petit peu le stress qui monte c’est certain. Une fois que l’on est devant, on est dans une petite bulle entre guillemets. Et puis le Président Périès est un homme extraordinaire. Il a vraiment une vraie écoute. Et ça c’est énorme. Enorme.»