Rhône : face au Covid-19, le marché de gros de Corbas reste essentiel pour remplir vos cabas

Le saviez-vous ? Le plus gros marché de gros privé de France se situe tout près de Lyon, à Corbas. Ici, 300 000 tonnes de denrées alimentaires, fruits et légumes, transitent chaque année. Un lieu de vie essentiel, à peine impacté par la pandémie liée au Covid-19.

Le marché de gros de Corbas, dans le Rhône.
Le marché de gros de Corbas, dans le Rhône. © MaxPPP

Essentiels les fruits et légumes ! À part sur les étals des marchés, qui avaient dû fermer de mars à mai 2020, on a continué de les trouver dans les rayons de nos commerces et primeurs. Et pour les fournir et nous permettre de garnir nos cabas de poireaux, navets, petits pois et autres haricots verts, il a fallu que la rûche du marché de gros de Corbas, près de Lyon, continue à fonctionner. Ici, "dès deux heures du matin pour la vente et trois heures pour la livraison", on s’affaire à trouver acquéreur aux tonnes de marchandises qui entrent et sortent chaque jour. C’est le cas de Christine, productrice de fruits et légumes. Il est 7h30 du matin et son stock est écoulé. L’humeur est excellente malgré l’horaire matinal. "Les clients sont des habitués pour la plupart, donc on connaît le prix qu’il faut pratiquer. Des fois il y a des petites négociations mais c’est un peu pour le fun", témoigne-t-elle.

Il faut dire que le trafic est dense et rapide dans le plus grand marché de gros de fruits et légumes privé de France. Cinq cents personnes s’affairent chaque jour sur les quais de ce lieu hors normes. "Pour être efficace, il faut que ce soit simple", tient à préciser Christian Berthe, le président du marché. Les produits ne se croisent pas. Ils arrivent d’un côté et repartent de l’autre. "La rotation moyenne des produits est de deux jours, c’est très très rapide !" Et de l’autre côté, sur le quai de chargement, on trouve des clients comme Frédéric qui n’a acheté que des produits de saison. Son choix se fait en fonction "de la fraîcheur, il faut que tous les produits soient ramassés la veille (…) dans les fruits et légumes on a besoin d’avoir de l’œil (…) quand vous rentrez dans mon magasin vous devez avoir envie de tout acheter et de tout manger". 

Et, ici, tout est essentiel afin d’achalander les rayons des primeurs et les tables marchés qui auront pu rester ouverts lors des deuxième et troisième confinements. Sur la métropole de Lyon, on en compte une cinquantaine par semaine. Fidèle aux étals de Lyon et Villeurbanne, Nathalie et Gilles David vendent leurs légumes depuis 1989. "On achète à Corbas tout ce qu’on ne produit pas nous même". Et en dehors du premier confinement où les marchés avaient dû fermer pendant deux mois, les clients sont au rendez-vous. "Les gens ne peuvent pas sortir, ils en ont marre, mais sur le marché il n’y aurait pas de restrictions, ce serait pareil !", assure Gilles. "On doit avoir deux mètres d’espace entre les commerçants ce n’est pas vraiment respecté (…). On fait attention (…), ça ne m’inquiète pas plus que ça et la preuve on ne l’a pas attrapé." Et le succès des marchés ne se dément pas. La perte de chiffre du premier confinement a été comblée. "On travaille plus parce que les restaurants sont fermés. Les gens consomment plus, ils cuisinent".

Alors à vos tabliers. 

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