Rhônexpress : une première baisse de tarif pour certains usagers de la navette entre Lyon et l'aéroport Saint-Exupéry

Le confinement a eu raison de la volonté de revoir, de manière significative, les tarifs de Rhônexpress. Lors de son comité syndical, le 19 octobre 2020, le Sytral a voté une baisse de 50% du prix du transport pour les salariés de la plateforme aéroportuaire de Lyon Saint-Exupéry.
Rhônexpress, la liaison rail entre Lyon et l'aéroport Saint-Exupéry, va officiellement être gérée par le Sytral, le Syndicat des transports en commun lyonnais, à compter du 6 novembre 2020.
Rhônexpress, la liaison rail entre Lyon et l'aéroport Saint-Exupéry, va officiellement être gérée par le Sytral, le Syndicat des transports en commun lyonnais, à compter du 6 novembre 2020. © Joël Philippon/ MaxPPP
Grille tarifaire, convention financière relative au fonctionnement de la liaison ferrée express entre Lyon et l'aéroport Saint-Exupéry : les deux points étaient à l'ordre du jour du comité syndical du Sytral, ce lundi 19 octobre 2020, afin notamment d'officialiser la prise en main de l'exploitation du Rhônexpress.

Une première baisse symbolique

Rendre le Rhônexpress financièrement plus abordable et attractif, c'était tout l'objectif de l'ancien exécutif de la Métropole de Lyon et du Sytral, qui avaient rompu le contrat d'exploitation avec Vinci en décembre 2019. Mais c'était sans compter sur l'épidémie de coronavirus Covid-19 et le confinement.

Lors de son comité syndical du 19 octobre 2020, le Sytral s'est donc penché sur le dossier de la navette express, reliant Lyon à l'aéroport de Saint-Exupéry. Et Bruno Bernard, le président du Syndicat des transports en commun lyonnais, a soumis au vote une première baisse de tarif : un rabais "de 50% pour ceux qui vont travailler à l'aéroport, et qui prennent le Rhônexpress pour s'y rendre. Leur abonnement était de 130 euros. Ce coût va être divisé par deux".
Le titre aller-retour passe ainsi de 10,10€ à 5€. Coût estimé de la mesure : 273.000 euros par an.

Confinement et demandes d'indemnité plombent la volonté d'en faire plus

"Nous souhaitons que des baisses interviennent plus tard, pour plus d'usagers" a indiqué Bruno Bernard, lors de ce comité syndical. Un voeu partagé par tous les autres membres réunis ce 19 octobre 2020.
Mais après la résiliation du contrat d'exploitation de la desserte de l'aéroport de Lyon par Vinci, des demandes d'indemnisation courent toujours. Et depuis le confinement, trafic aérien et trajets en Rhônexpress sont impactés, et pourraient l'être encore de nombreux mois, voire des années. "Appliquer une baisse des tarifs plus générale serait synonyme de déficit", a justifié le président du Sytral.

145 voyages quotidiens sont enregistrés par ceux qui utilisent la navette pour aller travailler sur la zone de l'aéroport. Or, la plateforme comptabilise 5650 salariés. Réduire en premier le prix de leurs titres de transport n'est pas anodin.
"Cette réduction tarifaire vise à promouvoir l’utilisation des transports publics, en offrant une solution de déplacement efficace, économiquement avantageuse et une réelle alternative à la voiture individuelle à destination des salariés de la plateforme aéroportuaire". Le Syndicat des transports en communs lyonnais espère 28.000 voyages supplémentaires en 2021, soit une augmentation de 30%.

D'autres réductions devraient être proposées lors d’un prochain comité syndical, notamment pour les 12- 25 ans et les voyageurs en possession d’un billet SNCF au départ ou à destination de la gare TGV de Lyon Saint-Exupéry.

 
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