Tirs mortels après un refus d'obtempérer à Vénissieux : les deux policiers sont sortis de garde à vue

Après des tirs policiers à Vénissieux, un homme est mort et un autre se trouve entre la vie et la mort. Les deux individus ont tenté d'échapper à un contrôle dans la nuit. Après une garde à vue, les deux policiers ayant fait usage d'armes ont été libérés.

Vers minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi sur le parking du centre commercial Carrefour à Vénissieux, près de Lyon, une patrouille de nuit a tenté d'intercepter un véhicule stationné, signalé volé. Selon le parquet de Lyon, les deux individus au bord du véhicule ont tenté de prendre la fuite, en percutant notamment l'un des agents.

Deux fonctionnaires de police ont ensuite fait usage de leurs armes à plusieurs reprises pour arrêter le véhicule. Des tirs qui ont provoqué la mort du passager, âgé de 26 ans, et qui ont gravement blessé le conducteur, 26 ans. Le récit détaillé des événements ici.

Le pronostic vital du conducteur toujours engagé

Ce vendredi soir, le pronostic vital du conducteur du véhicule reste toujours très engagé. L'homme est âgé de 26 ans et originaire de la région d'Annecy. "Son casier judiciaire porte la mention de neuf condamnations, précise le parquet. Ce dernier faisait l’objet - au moment des faits - de recherches dans le cadre d’une enquête ouverte pour vols aggravés de véhicules".

Le passager décédé à la suite des tirs policiers était âgé de 20 ans. Originaire de Lyon, l'homme était "connu des services de police", mais son casier judiciaire "ne porte cependant mention d’aucune condamnation".

Les deux policiers sortis de garde à vue

Procédure oblige, les deux policiers qui ont fait usage de leurs armes ont été placés en garde à vue après les faits, aux alentours de 5h du matin. Ces agents ont été libérés en fin d'après-midi ce vendredi 19 août.

Pour Laurent Bohé, l'avocat d'un des deux policiers, "les enquêteurs ont estimé que les conditions de la légitime défense étaient réunies". Une version confirmée par le parquet de Lyon : "les premiers éléments semblent corroborer l’hypothèse de la légitime défense".

Une information judiciaire est ouverte

Néanmoins, le parquet précise que "des investigations complémentaires – notamment une reconstitution et des expertises balistiques - devront cependant être diligentées pour confirmer les circonstances exactes dans lesquelles les policiers ont fait usage de leurs armes." Une enquête a été confiée à l'IGPN pour déterminer les circonstances de l'usage d'armes à feu. 

Le parquet de Lyon a également annoncé l'ouverture d'une information judiciaire "afin de permettre aux familles du décédé et de la personne grièvement blessée d’accéder à la procédure et afin d’assurer la conduite des investigations de manière contradictoire".