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Pierre Bénite (Rhône) : une école pour la banlieue

© F3RA
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Le cours La Passerelle a fait sa 1ère rentrée ce lundi. Cette école, créée par la fondation Espérance banlieues, accueille 15 élèves avec un projet pédagogique visant à "favoriser l'accès des enfants de banlieue à une instruction de qualité et à leur transmettre l'amour de la culture française".

Par Sandra Méallier

Cette expérimentation est la 5è du genre lancée par la fondation depuis 2012, après l'école pilote Alexandre-Dumas à Montfermeil (primaire et collège - création en 201​2), le Cours Ozanam à Marseille (primaire - création en 2014), le Cours Antoine-de-Saint-Exupéry à Asnières-Gennevilliers (primaire et collège - création en 2015), et l'école La Cordée à Roubaix (primaire - création en 2015). 

L'école de Pierre-Bénite revient à 75 euros par mois et par enfant à la charge des familles (l'essentiel des frais de scolarité est financé sur fonds privés grâce aux dons recueillis par la fondation). Les élèves sont répartis dans deux classes à niveaux multiples qui couvrent toute l'école élémentaire.

Au coeur du projet, une certaine idée de l'éducation et de la citoyenneté avec le port de l'uniforme, le vouvoiement des élèves, et la levée des couleurs chaque matin au son de la Marseillaise.

Une pédagogie alternative

La Fondation Espérance banlieues a été créée en 2012 par un chef d'entreprise, Eric Mestrallet, pour favoriser le développement d'écoles indépendantes (hors contrat) de qualité, en plein cœur des banlieues françaises, qui soient adaptées à la spécificité des défis éducatifs posés par ces territoires.

Ces écoles ont la particularité d'être libres du recrutement des professeurs, des rythmes scolaires et du choix des méthodes pédagogiques, dans le respect du socle commun des connaissances définies par la loi. Elles proposent une éducation alternative à celle proposée dans d'autres écoles : équipe d'élève visant à responsabiliser les plus grands vis-à-vis des plus jeunes, forte mobilisation des parents d'élèves dans le suivi de la scolarité de leurs enfants, forte pédagogie de la réussite mise en place… Ces écoles sont par ailleurs inspectées en moyenne tous les deux ans par l'Education nationale. ​

Le reportage d'Elisabeth Phily et Laure Crozat :
Ecole Espérance banlieues


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