Polémique : la Coordination rurale nationale dénonce les exactions des "anti-fermes usines"

Ce samedi 7 octobre, la coalition RAFU (Résistances Aux Fermes-Usines) appelle à des actions de désobéissance civile. Plus d'une centaine de sites agricoles (abattoirs, élevages, laiteries, méthaniseurs, etc.) sont ciblés en France, dont plusieurs en région Auvergne Rhône-Alpes. Des actions que dénoncent fermement la Coordination rurale.


Sur le site interne de la coalition, le message est explicite, selon Joris Miachon, le président régional de la Coordination rurale : « Le 7 octobre, date cruciale dans la période législative d’examen du projet de LOAA [Loi d’orientation et d’avenir agricole], nous appelons à l’organisation [...] d’une myriade d’évènements, pour se dresser face à ce système destructeur, faire du raffut et exiger un moratoire ! »  

 

Pour la coalition RAFU, “ L’agro-industrie, souvent présentée comme la solution pour nourrir une population mondiale croissante, est aujourd’hui responsable de dommages sociaux, économiques et environnementaux considérables. Des immenses serres chauffées, aux usines sur-productives à viande et à légumes complètement hors-sol, aux abattoirs industriels, aux usines à pesticides, aux coopératives agroalimentaires qui asservissent les agriculteur·trice·s, aux méthaniseurs géants, la course effrénée vers la productivité à tout prix ne peut plus être tolérée. 

Les fermes-usines sacrifient la qualité des produits, le lien au sol et la nature même du métier de paysan·ne au profit de la quantité, négligeant les conséquences sur les écosystèmes, la biodiversité, le bien-être animal, la santé humaine et la salubrité sociale

Coalition RAFU

 

Eleveurs et exploitants agricoles ulcérés 
 
Depuis plusieurs années, les agriculteurs sont confrontés à un dénigrement de leurs pratiques, déplore Joris Miachon. La désinformation et la diabolisation de la profession génèrent un climat particulièrement anxiogène, de plus en plus lourd à supporter pour de nombreux professionnels qui ne se sentent plus capables d’exercer leur métier en sécurité.” 

Cibles de violentes attaques verbales, voire physiques, les agriculteurs sont le bouc-émissaire facile, selon l’élu. “Une situation inadmissible ! ”, estime t-il. 

Face à des groupes jugés incontrôlables et inscrits dans la désobéissance civile, très difficiles à localiser, le syndicat agricole appelle tous les professionnels concernés à se protéger face à ce collectif extrémiste en effectuant tous les signalements préventifs nécessaires en gendarmerie.  

Ce sont des intrusions dans des fermes, des incendies dans des corps de ferme, ils font des vidéos qui portent préjudice aux éleveurs. On échange avec les gendarmes en permanence, mais ils sont difficiles à intercepter parceque très mobiles, capables de s'en prendre à plusieurs sites à la fois."

 

Ce qu’ils appellent des fermes usines, on ne sait pas au juste ce que c’est. On sait seulement que Rafu dénonce la surexploitation.” 

Joris Miachon, président régional Coordination rurale

La Coordination rurale est sur les dents. Mais appelle à la prudence les exploitants qui pourraient être visés. “Il ne faut surtout pas entrer dans leur jeu et risquer la violence. Mais moralement, pour les exploitants, c’est très difficile. 

Les agriculteurs sont invités à déposer des mains-courantes, des plaintes, en multipliant les alertes et les signalements : “nous avons toutes les cartes en main pour que la peur change enfin de camp !”  

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