Des salariés des laboratoires Oxylab du Cantal, du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire en grève

Depuis jeudi 17 septembre, des salariés des laboratoires Oxylab de Saint-Flour (Cantal), Brassac-les-Mines (Puy-de-Dôme) et de Brioude (Haute-Loire) sont en grève reconductible. Ils dénoncent, entre autres, un manque de personnel et une charge de travail trop importante.

Des salariés des laboratoires Oxylab du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et du Cantal sont en grève depuis le jeudi 17 septembre.
Des salariés des laboratoires Oxylab du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et du Cantal sont en grève depuis le jeudi 17 septembre. © DR
En Auvergne, des salariés de plusieurs laboratoires Oxylab ont entamé une grève reconductible jeudi 17 septembre. Situés à Brassac-les-Mines (Puy-de-Dôme), Brioude (Haute-Loire) et Saint-Flour (Cantal), ces laboratoires ont vu leur activité augmenter significativement avec la crise du coronavirus COVID 19. Cette crise n’a fait qu’aggraver les problèmes préexistants, selon Cédrick Windendael, délégué CGT d’Oxylab : « Notre convention collective date de 1978 et nos grilles salariales ne correspondent pas à la valeur de nos diplômes. Notre ancienneté est bloquée à 15 ans. On a de plus en plus de travail, de plus en plus de tâches à réaliser avec de moins en moins de moyens. La masse salariale n’est pas suffisante. Les salariés sont pris à parti par des patients mécontents. »

Un piquet de grève lundi 21 septembre

Depuis le début de la crise sanitaire, ces problèmes se seraient exacerbés, selon le délégué syndical : travail à flux tendu, incapacité à rendre des résultats rapidement, et patients mécontents. Ce constat est partagé par Virginie, technicienne de laboratoire à Brassac-les-Mines : « Les plateaux techniques sont de plus en plus éloignés du laboratoire. Il y a un allongement des délais pour avoir les résultats et, comme les tests ne sont pas faits chez nous, on ne peut pas renseigner le patient qui est forcément mécontent. Avec le COVID 19, on est passé de 120 dossiers journaliers en moyenne à 150. » Pour remédier à cette situation, les grévistes demandent une revalorisation salariale, des formations et davantage de moyens humains pour faire face à la demande. Contactée, la direction d’Oxylab, qui dépend du groupe Inovie, a indiqué qu’elle avait connaissance de divers mouvements de grève au sein des laboratoires du groupe et n’a pas souhaité répondre à nos questions. Lundi 21 septembre, des piquets de grève sont prévus à Brassac-les-Mines et Brioude.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
grève économie social santé société coronavirus/covid-19