Sauvés de l'euthanasie, 77 animaux de laboratoire proposés à l'adoption en Isère, Savoie et Haute-Savoie

Quatre refuges de la SPA en Isère, Savoie et Haute-Savoie ont accueilli vendredi 77 animaux de laboratoire qui échappent ainsi à une euthanasie pour être proposés à l'adoption, ont annoncé l'association Graal et le moteur de recherche solidaire Lilo.org.

Raclette, âgée de 6 mois, fait partie des animaux de laboratoire accueillis par la SPA de Chambéry.
Raclette, âgée de 6 mois, fait partie des animaux de laboratoire accueillis par la SPA de Chambéry. © SPA de Savoie
"Ce sont essentiellement des chats et chiens, mais aussi 26 cobayes et 2 furets", a déclaré à l'AFP Hélène Lecomte, de Lilo.org, qui a financé cette opération.

"Les cages ont été posées dans l'herbe, certains animaux sont sortis tout de suite, contents de faire leurs premiers pas dans de l'herbe, d'autres plus timorés ont dû être appâtés", a-t-elle raconté, depuis le refuge isérois de Gerbey, l'un des lieux de la SPA partenaire de ce sauvetage.
 "Il est possible légalement de réhabiliter des animaux de laboratoire: passés entre les mains d'un vétérinaire et d'un éthologue (spécialiste du comportement), on peut les proposer à l'adoption", a expliqué Mme Lecomte. 

"Sauf que dans la pratique, l'écrasante majorité des animaux de laboratoire est euthanasiée ; on tue donc des animaux en bonne santé". C'est "tout le drame et paradoxe en France", a-t-elle insisté.

Chaque année, environ deux millions d'animaux participent à des protocoles de recherche en laboratoire en France, dont environ 3.500 primates, 2.000 chats et 2.000 chiens, selon Marie-Françoise Lheureux, présidente fondatrice du Graal (Groupement de réflexion et d'action pour l'animal).
 
"Environ 70% des animaux entrés dans des protocoles devraient pouvoir en sortir vivants, or nous sommes très loin de ce chiffre de réhabilitation", a déploré Mme Lheureux.

Depuis 2005, environ 4.000 animaux ont été sauvés d'une euthanasie grâce au Graal et la SPA.

Pour Lilo.org, "l'enjeu N.1 est de faire connaître cette situation à l'opinion publique; il ne s'agit pas de dire que les laboratoires sont des 'méchants' mais de faire une pression vertueuse pour qu'ils entrent dans des partenariats pour réhabiliter les animaux".
 
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