Savoie : "Ce vaccin rend stérile", 4 soignantes d'un Ehpad condamnées pour avoir fourni de faux certificats de vaccination à leur employeur

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Écrit par Sylvia Bouhadra avec GARDETTE Renaud

En Savoie, quatre employées d'une maison de retraite publique d'Ugine étaient jugées vendredi 24 juin au tribunal correctionnel d'Albertville, pour avoir présenté à leur employeur, un faux certificat de vaccination au Covid-19, en septembre 2021.

Tout était falsifié : le nom des médecins, les numéros de lot, même le coup de tampon. 

Quatre salariées de l’Ehpad public La Nivéole d’Ugine en Savoie comparaissaient ce vendredi 24 juin devant le tribunal correctionnel d’Albertville pour "faux et usage de faux". Les quatre prévenues avaient falsifié en septembre 2021 leur certificat de vaccination au Covid-19, document obligatoire pour les soignants, à remettre à son employeur.

L’une après l’autre, elles sont passées à la barre. Elles étaient en CDD pour deux d’entre elles, en stage pour une autre. Enfin, la dernière était titulaire. Ces aides-soignantes affirment qu’elles avaient peur de ce vaccin. "Ce vaccin rend les femmes stériles", a notamment déclaré la plus jeune des quatre. Toutes ont également affirmé n’avoir mis personne en danger, "on respectait tous les gestes barrières, les tests étaient négatifs, c’était suffisant à nos yeux".

Un intermédiaire anonyme pour falsifier les documents

Pour se procurer de tels faux documents, les quatre prévenues ont déclaré avoir eu affaire à un intermédiaire anonyme, payé à chaque fois 350 euros. Un piratage informatique a eu lieu à un moment donné pour deux de ces faux documents, pour falsifier la carte d’un médecin.

La procureure générale a rappelé que la peine théorique pour un usage de faux est de 7 ans de prison. Mais vu le contexte et la personnalité des prévenues, ses réquisitions portaient plutôt sur une peine de 4 mois de prison avec sursis. "Ce sont quatre personnes émues, qui n’ont absolument pas à faire à la justice de manière habituelle et qui se sont retrouvées dans le cadre désagréable d’un tribunal à devoir concéder qu’elles ont commis une faute et à demander la plus grande clémence", indique l’avocat de la défense, Maître Poudampa. 

Elles ont été condamnées à une peine de 2 mois de prison avec sursis, et 650 euros à verser à la partie civile.