VIDEO. Alpes : patiner sur les lacs gelés, un loisir aussi sensationnel que risqué

Des images d’amateurs qui patinent sur des lacs gelés de la région font le tour des réseaux sociaux. Mais cette pratique n’est pas sans risque et nécessite quelques connaissances.
 
Le free rider Léo Slemett a utilisé le lac d'Anterne comme nouveau terrain de jeu.
Le free rider Léo Slemett a utilisé le lac d'Anterne comme nouveau terrain de jeu. © Mathis Dumas
Au milieu du lac d’Anterne, on ne repère que la parka orange de Léo Slemett qui file sur la glace. Exceptionnellement,  le free rider a troqué ses spatules pour une paire de patins à glace.
 
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Privé de ski à cause du confinement, le sportif a profité des bonnes conditions climatiques pour s’offrir une demi-journée de patinage sur le lac de Haute-Savoie. "À défaut de pouvoir skier on en a profité pour aller patiner, raconte-t-il. Ce n’est pas souvent que les conditions sont réunies car il faut une grande période de froid sans précipitations, afin qu’il n’y ait pas de neige sur le lac". 

Léo Slemett et son équipe ont profité de cette sortie pour prendre quelques photos et vidéos et les partager sur les réseaux sociaux. "C’est un certain sentiment de renouveau autour de chez soi, surtout après la période de confinement qu’on a vécu, souligne-t-il. C’est surtout un souffle de liberté".
 
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Comme lui, de nombreux amateurs, photographes ou sportifs ont utilisé les lacs gelés comme de nouvelles patinoires. Le club de hockey de Bourg-Saint-Maurice, par exemple, a traversé la frontière italienne pour s’adonner à un match au grand air sur le lac du Verney. À cause du confinement, sa patinoire est fermée depuis plusieurs mois. Alors il fallait bien trouver une parade, une sorte de retour à l’origine.
 
Les joueurs du club de hockey de Bourg-Saint-Maurice ont traversé la frontière pour patiner sur le lac du Verney, situé dans la vallée d'Aoste en Italie.
Les joueurs du club de hockey de Bourg-Saint-Maurice ont traversé la frontière pour patiner sur le lac du Verney, situé dans la vallée d'Aoste en Italie. © Le Chalet des Eulets

Pour Tristan Shu, photographe professionnel, la glace représente plutôt un terrain de jeu artistique. C’est au lac des Chéserys, au coucher du soleil, qu’il a tenu à photographier des patineuses.
 
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Un pari risqué

Mais avant de mettre un pied sur la glace, le photographe et son équipe en vérifie l’épaisseur, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.
 
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En effet, le risque de chute est réel. Il est donc indispensable de faire quelques vérifications avant de s’engager sur un lac gelé. "Si vous percevez des craquements quand vous vous engagez sur le lac, il faut faire demi-tour, conseille Rémi Pélisson, adjoint au commandant du PGHM de Chamonix. Vous pouvez aussi faire des sondages avec des broches à glace pour ceux qui sont équipés. C’est des sortes de forets qui permettent d’évaluer l’épaisseur de glace".
 

Au moins 7 centimètres de glace

Comme Tristan Shu, le free rider Léo Slemett assure avoir vérifié le lac avant d’y mettre un patin. "On s’est informé sur internet pour connaître l’épaisseur nécessaire. Puis on s’est servi d’une broche à glace pour vérifier qu’il y avait au minimum entre 7 et 10 centimètres de glace".

Toutefois, le sportif conseille de rester prudent : "Cette pratique requiert un minimum de connaissances. Il faut aussi savoir s’isoler du froid dans les cas extrêmes, en cas de chute par exemple".

Particulièrement impressionnantes, ces pratiques restent marginales. Et réservées à un petit groupe d’initiés.
 
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