Courchevel : le chalet Apopka, palace à 27 millions d'euros, placé en liquidation judiciaire

Le chalet Apopka, dont les travaux sont à l'abandon, va être vendu. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Le chalet Apopka, dont les travaux sont à l'abandon, va être vendu. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Le chalet de luxe Apopka a été placé en liquidation judiciaire, compromettant sa vente aux enchères prévue vendredi. Ce palace jamais achevé, qui devait être le plus grand chalet des Alpes, est au centre d'une bataille judiciaire entre deux associés depuis quelques années.

Par M.D. avec AFP

C'est un chalet qui devait battre tous les records de luxe et de démesure à Courchevel (Savoie). Au lieu de ça, le chalet Apopka a été placé en liquidation judiciaire, procédure qui suspend sa vente aux enchères programmée vendredi 4 octobre. Les travaux de ce palace de 2.700 mètres carrés, avec piscine et salle de cinéma, avaient été stoppés après des désaccords entre son promoteur corse et un oligarque russe.

La mise à prix de ce chalet, qui devait être le plus grand des Alpes, était de 27 millions d'euros. Un prix qui figure sur l'annonce de l'adjudication publiée par un cabinet d'avocats représentant les intérêts de Nikolaï Sarkisov, le milliardaire qui a cofinancé la construction.
 

En 2010, Sarkisov s'était associé pour cela à François-Xavier Susini, propriétaire de plusieurs établissements dans la station de ski savoyarde, au sein d'une SCI dont la liquidation judiciaire a été prononcée le 17 septembre par le tribunal de grande instance d'Albertville.

 

La vente repoussée


Le chalet Apopka aurait dû accueillir ses premiers clients à l'hiver 2015, à un tarif atteignant 300.000 euros la semaine au plus fort de la saison. Mais faute d'être achevé, il n'a jamais été loué, laissant de très grosses ardoises derrière lui et semant la discorde entre les deux associés qui s'affrontent depuis trois ans devant les tribunaux.

Tandis que François-Xavier Susini s'était arrogé la totalité des parts de la SCI, Nikolaï Sarkisov avait racheté sa dette de 27 millions d'euros (via une société des Îles Vierges britanniques) et il espérait récupérer son argent via la vente aux enchères de vendredi.

Celle-ci n'étant plus d'actualité du fait de la liquidation, qui suspend la procédure et donne un délai de deux mois à l'ensemble des créanciers pour se manifester. L'oligarque devra patienter, une vente du chalet n'étant plus désormais attendue avant l'année prochaine.

 

Sur le même sujet

Les + Lus