Des salariés de Carbone Savoie très remontés à l'heure du CCE à Chambéry

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C'est devant un hôtel chambérien que les salariés de Carbone Savoie se sont rassemblés, ce mercredi 2 mars, alors qu'un Comité Central d'Entreprise se déroulait à l'intérieur. L'occasion de rencontrer des hommes fatigués et énervés par une situation qu'ils refusent: la cession de leur entreprise. 

A l'origine de leur colère, il y a un géant de l'industrie minière: Rio Tinto. Le propriétaire des usines Carbone Savoie de La Léchère (Savoie) et Vénissieux (Rhône) entend s'en débarasser. Tout a été prévu pour que la cession se fasse au bénéfice de la holding Alandia Industries, spécialisée dans la reprise d'entreprises en difficulté. Voilà ce qui choque les salariés: "tout a été prévu". 



Pourtant selon eux, la cession s'est faite dans l'opacité la plus totale. Ils ont donc saisi le Tribunal de Grande Instance de Lyon pour "défaut d'information". Mais le TGI les a déboutés. Ils entendent aujourd'hui attaquer de nouveau. Et la tournure du Comité Central d'Entreprise du jour n'a fait que les renforcer dans cette idée. Selon les syndicats, "la direction poursuit son passage en force, alors qu'Alandia, le repreneur n'a pas la puissance financière pour perpétuer l'outil industriel et par conséquent les emplois".



Reportage Florine Ebbhah et Jean-Pierre Rivet

Intervenants: Jean-Luc Pozzalo, délégué syndical central CFDT Carbone Savoie; Yann Genet, délégué syndical CGT Carbone Savoie


L'intersyndicale dénonce tpujours le fait que "ce projet de cession n'apporte aucune garantie car les investissements programmés, à hauteur de 25 millions d'euros, ne seront pas suffisants pour assurer la pérennité et le développement de l'usine". Ils réclament en outre une expertise industrielle sur la vétusté des installations, ce que refuse la direction de Rio Tinto.



Spécialisée dans la fabrication de cathodes en carbone et en graphite, Carbone Savoie emploie 300 personnes en Savoie et une centaine à Vénissieux.

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