Hausse de la TVA : un coup dur pour les hôteliers et les restaurateurs

Au 1er janvier, la TVA est passée de 7 à 10 % dans l’hôtellerie/restauration. Pour Claude Daumas, président de la Fédération autonome générale de l’industrie hôtelière touristique (FAGIHT), cette hausse va fragiliser les professionnels.

5,5 % en 2009, 7 % en 2012, 10 % en 2014. Dans le secteur de l’hôtellerie restauration, la TVA a été multipliée par deux en cinq ans. Une augmentation significative que dénonce Claude Daumas. "C’est excessivement lourd à supporter, particulièrement pour l’hôtellerie de séjour saisonnier dans les stations, déjà fragilisée par le fait que les saisons sont courtes" , explique le président de la Fédération autonome générale de l’industrie hôtelière touristique, également hôtelier à Saint-François-Longchamp, en Savoie.

Intervenant : Claude Daumas, président de la FAGIHT


Dans le secteur, les professionnels sont face à un dilemme : augmenter les prix au risque de perdre des clients ou diminuer les marges. "Nous sommes pris en tenaille entre le besoin que nous avons d’ajuster nos prix et le marché car nous sommes en concurrence avec les stations étrangères", précise Claude Daumas.

Les stations modestes en difficulté


La hausse est d’autant plus difficile à supporter pour les stations les plus modestes. Claude Daumas estime que les établissements luxueux des stations comme Méribel ou Courchevel, fréquentés par une clientèle plus fortunée "ont un réservoir de clientèle capable de payer des prix qui leur permettent d’assumer leurs charges". Pour les stations plus modestes, il est beaucoup plus risqué de répercuter la hausse de la TVA sur les prix. "Nous avons une clientèle très attentive aux prix. Nous sommes donc coincés par les capacités de nos clients à payer nos prestations", ajoute-t-il. Dans tous les cas, augmenter les prix après la hausse de la TVA reste compliqué puisque les tarifs sont fixés plusieurs mois à l’avance.


Ce qui change en 2014
Le SMIC
Le SMIC augmente de 1,1 %. Une hausse réglementaire qui correspond à l'inflation. Il n'y a donc pas de coup de pouce cette année. Le SMIC brut est désormais de 1 445,38 euros brut contre 1 430,22 euros auparavant. (brut horaire : 9,53 euros contre 9,43 euros)

Les cotisations retraites
Pour les salariés, les cotisations patronales et salariales sont augmentées de 0.3 point et sont calculées sur l'ensemble de la rémunération et plus sur la part inférieure au plafon de la Sécu. Par ailleurs, les retraites complémentaires sont versées tous les mois et non plus chaque trimestre.  

La TVA
Le taux normal passe de 19,6 % à 20 %.

Le prix du timbre
Le prix du timbre pour une lettre prioritaire est désormais de 66 centimes. (+ 3cts)

Le Tabac
Le prix d'un paquet de cigarettes augmente de 20 centimes le 13 janvier. Le paquet le plus cher coûte 7 euros. Le moins cher : 6,50 euros. Il sera également possible d'acheter 10 cartouches au lieu de 5 à l'étranger.  

Les frais bancaires
Les autorisations de dépassement de découvert autorisé sont encadrées : pas plus de 8 euros par opération et 80 euros par mois. 

Les transports
La taxe de solidarité sur les billets d'avion augmente de 12,7 % ce qui va engendrer une hausse du prix du billet. Les tarifs des transports en commun augmentent de 3 % en Ile-de-France.

Carte d'identité
Sa validité passe de 10 à 15 ans.