La nomination du futur président du Comité d’organisation des Jeux d’hiver 2030 se fait toujours attendre. Une réunion tenue à Matignon, ce jeudi 28 novembre, a permis d’avancer sur les critères de sélection et les enjeux logistiques, sans trancher sur le choix final. Le siège du COJO sera implanté à proximité de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
Il faudra encore attendre avant que le nom du "futur Tony Estanguet pour les Jeux olympiques d'hiver 2030" ne soit connu. Aucune décision n’a été prise ce jeudi 28 novembre, lors de la réunion tenue à Matignon sur la présidence du Comité d’organisation des Jeux (COJO), qui se dérouleront dans les Alpes françaises.
Depuis plusieurs semaines, quelques noms circulent notamment ceux de l’ex-biathlète Martin Fourcade, de la skieuse acrobatique Marie Martinod et de l’ancien biathlète Vincent Jay.
Un choix complexe et stratégique
Le choix du président ou de la présidente du Comité d’organisation des Jeux n'est pas une mince affaire. Il doit satisfaire de nombreux acteurs : l’État, y compris le président de la République et le Premier ministre, le Comité international olympique (CIO), le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), ainsi que les régions Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Ces deux régions, impliquées dans l'organisation, doivent aussi s'accorder sur le candidat idéal.
La réunion de ce jeudi a rassemblé des personnalités politiques et sportives notamment le Premier ministre Michel Barnier, originaire de Savoie, le ministre des Sports, Gil Avérous, Fabrice Pannekoucke, président de la région Aura, Renaud Muselier, président de la région Paca, et David Lappartient, président du CNOSF.
Il faut s'assurer que le profil qu'on prend pour le président du Cojo n'a aucun conflit d'intérêts.
Laurent Wauquiez, chef des députés du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale.
Si aucune décision n'a été prise pour la présidence du Cojo, "des critères précis de rémunération et de prévention des conflits d'intérêts ont été fixés", a indiqué Matignon avant d'ajouter "qu'il y aura criblage via les autorités compétentes à savoir la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et l'Agence française anticorruption (AFA)."
Laurent Wauquiez affiche son soutien à Vincent Jay
Selon Renaud Muselier, "trois candidats" ont été soumis à ces autorités. "Il faut s'assurer que le profil qu'on prend pour le président du Cojo n'a aucun conflit d'intérêts", a plaidé Laurent Wauquiez, qui soutient davantage l'ex biathlète Vincent Jay.
En dépit de l’absence de nomination pour la présidence, certaines décisions ont été prises. Matignon a annoncé que le siège du COJO sera implanté à proximité de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry pour des raisons d’accessibilité. Par ailleurs, la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques) sera quant à elle installée à Marseille, avec une présidence tournante entre Renaud Muselier et Fabrice Pannekoucke.
Sur la question du financement de ces JO, le budget sera revu à la baisse "pour qu'il soit contenu sous les deux milliards d'euros". Initialement, il était envisagé un montant de deux milliards d'euros pour le COJO et un milliard pour les infrastructures gérées par la Solideo.
Alors qu'une éventuelle chute du gouvernement Barnier n'est pas exclue, Laurent Wauquiez a assuré qu'un tel scénario ne remettrait pas en cause la garantie financière de l’État pour les JO de 2030 : "La garantie de l’État est solide, et tous les acteurs sont engagés à la respecter."