Savoie : La Bouitte, hôtel-restaurant de Saint-Martin-de-Belleville, labellisé Entreprise du patrimoine vivant

L'hôtel-restaurant La Bouitte, "petite maison" perchée à 1 800 mètres d'altitude en Savoie, vient d'être labellisé Entreprise du patrimoine vivant. Une distinction qui met en avant son ancrage dans le territoire et sa capacité à le promouvoir.
Le chef de l'hôtel-restaurant La Bouite, René Meilleur, et son fils Maxime.
Le chef de l'hôtel-restaurant La Bouite, René Meilleur, et son fils Maxime. © PHILIPPE DESMAZES / AFP
C'est l'une des rares maisons à décrocher ce label. Dans la vallée des Belleville, l'hôtel-restaurant La Bouitte a été labellisé Entreprise du patrimoine vivant par L'Institut national des métiers d'art (Inma). "Une marque de reconnaissance" pour la famille Meilleur, à la tête de la "petite maison" savoyarde perchée à 1 800 mètres d'altitude, aux portes du parc de la Vanoise. Une récompense également pour les 58 salariés de cet hôtel-restaurant de Saint-Martin-de-Belleville qui s'emploient à "défendre le patrimoine" de la vallée.

La Bouitte n'en est pas à sa première distinction. La maison a décroché sa troisième étoile au Guide Michelin en 2015, une première en Savoie pour cette table menée par deux chefs autodidactes, le père et le fils, René et Maxime Meilleur. Leur credo : transmettre leur amour de la montagne au travers d'un vaste répertoire gastronomique. L'hôtel est, lui, membre Relais et Chateaux. Mais ce nouveau label n'a rien d'anodin pour l'équipe. En devenant une Entreprise du patrimoine vivant, c'est leur capacité à "exprimer l'essence du territoire" qui est mise en avant, selon Yves Bontoux, consultant auprès de La Bouitte depuis une vingtaine d'années.
 
René et Maxime Meilleur en cuisine dans leur restaurant étoilé La Bouitte.
René et Maxime Meilleur en cuisine dans leur restaurant étoilé La Bouitte. © PHILIPPE DESMAZES / AFP

 

"La Savoie chevillée au coeur"


La maison savoyarde figure désormais au côté des rares à avoir décroché ce label : le Negresco à Nice, le Meurice à Paris ou l'Auberge Pont de Collonges de Paul Boccuse. Il aura fallu plus d'un an pour en arriver là. Plus d'un an pour constituer leur dossier, recevoir des inspecteurs et passer des visites "mystère", lors desquelles l'équipe n'était pas prévenue. Au bout du compte, la récompense a été au rendez-vous pour cette maison qui a "la Savoie chevillée au cœur".

"Les critères (du label, NDLR) sont la maîtrise d’un savoir-faire complexe et rare, une haute technicité, et un attachement à un territoire", résume l'hôtel-restaurant. Un label qui met en avant "une philosophie qui passe de l’accueil à l’assiette, le respect des produits, l’art de l’hospitalité, la transmission des traditions, tant dans la décoration que dans la gastronomie".

Pour Yves Bontoux, c'est aussi l'occasion de faire connaître cette maison sous un nouveau jour : "Avec les trois étoiles au Michelin, le risque, c'était que les gens ne voient que l'aspect luxueux mais ça va au-delà de ça (...) C'est une maison qui porte le territoire, celui de la vallée des Belleville." C'est d'ailleurs l'un des rares restaurants étoilés du secteur à ouvrir ses portes toute l'année car "La Bouitte représente une destination en soi", estime M. Bontoux. Une maison où "le patrimoine se vit, se ressent, comme les pulsations du coeur".

 
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