• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Sept encadrants du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier entendus par les gendarmes de Grenoble

Au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier lors d'une manifestation en février 2013 / © France 3 Alpes
Au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier lors d'une manifestation en février 2013 / © France 3 Alpes

Ils ont passé près de 12 heures en garde à vue, sept surveillants de la prison de Saint-Quentin-Fallavier occupant des fonctions d'encadrement ont été entendus par les gendarmes de la Section de Recherche de Grenoble. Ils ont tous été relâchés mais l'enquête continue après la plainte d'un détenu. 

Par Franck Grassaud

Dans sa plainte, le détenu a fait part de violences avec des détails suffisamment graves pour que les gendarmes se penchent d'un peu plus près sur le comportement de certains surveillants de Saint-Quentin-Fallavier.

Le chef de la détention, un de ses adjoints et cinq autres encadrants ont donc été entendus mardi 2 avril avant d'être relâchés en fin de journée. Aucun n'a été privé de son droit d'exercer sa profession. 

"ça fait deux ans qu'on demande à notre direction de faire le ménage"


La direction interrégionale des services pénitentiaires de Lyon a refusé de commenter cette affaire.

Du côté des syndicats, Alain Chevallier, secrétaire général adjoint UFAP/UNSa-Justice, parle avec prudence mais défend ses collègues: "cette histoire m'étonne beaucoup (...) ce que je peux dire c'est que le détenu qui a porté plainte est connu pour son comportement très agressif". "Je peux aussi vous certifier que certains des collègues entendus n'ont pas du tout le profil des reproches qu'on leur fait, ils sont surveillants depuis plus de 20 ans, j'ai travaillé avec eux", ajoute le syndicaliste. "Maintenant, ça fait deux ans qu'on demande à notre direction de faire le ménage dans la sphère proche du chef d'établissement", conclut Alain Chevallier qui parle ainsi d'ordres "pas toujours logiques" et de "dysfonctionnements".

Sous couvert d'anonymat, un surveillant du centre nous a confié avoir désormais peur de l'avenir: "si l'un de nous est agressé, quel crédit portera-t-on à notre parole désormais face à celle des détenus?". Un surveillant qui avouait par ailleurs "tomber de haut" avec cette affaire. L'homme ajoutait, "il y a dans cet établissement un fossé, un manque de communication entre la direction et le corps de commandement".


A lire aussi

Sur le même sujet

Manifestation des gilets jaunes à Aurillac

Les + Lus