Télécabines et remontées mécaniques : pourquoi certaines ont pu rouvrir dans les Alpes malgré les restrictions

La plupart des remontées mécaniques sont à l’arrêt depuis des semaines, mais certaines ont pu rouvrir. En période de restrictions, sur quels critères ont-elles obtenu une dérogation ? On vous explique.

La télécabine du Bétex transporte environ 300 personnes chaque jour
La télécabine du Bétex transporte environ 300 personnes chaque jour © France 3 Alpes

Toutes fermées, les remontées mécaniques ?  Pas si sûr... Lundi dernier, l'Eau d'Olle a été inaugurée. Située en Isère, cette nouvelle télécabine permet désormais de relier Allemond à Oz-en-Oisans en seulement 8 minutes. "On a moins de stress sur la route. Même s’il a neigé et que les routes ne sont pas très bonnes, là on ne se pose pas la question et on sait que tout le monde est en sécurité" se réjouit un usager.

Si l'Eau d'Olle a pu ouvrir pour les piétons, c'est parce qu'elle est considérée comme un transport urbain. C’est aussi le cas de la télécabine du Bétex, à Saint-Gervais en Haute-Savoie. La benne fait ici office de bus ou de tramway des montagnes. La préfecture a donc accordé une dérogation pour cette installation, qui transporte 300 personnes chaque jour.

"Il y a moins de monde dans nos télécabines que dans le métro ou dans les transports en commun de Lyon ou Grenoble, justifie Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais-les-Bains. Donc on est vraiment dans quelque chose qui rend service et qui n’est pas plus risqué que la concentration d’un autre moyen de transport sur roues".

Depuis dix ans, de nombreux collégiens isérois utilisent cette télécabine pour aller à l'école.
Depuis dix ans, de nombreux collégiens isérois utilisent cette télécabine pour aller à l'école. © France 3 Alpes

 

Même argument à Venosc, où une télécabine fait la navette avec les 2 Alpes depuis dix ans. Elle permet aux usagers de gagner 35 à 40 minutes sur le transport par la route. Parmi eux de nombreux collégiens empruntent la télécabine pour se rendre au collège de Bourg d’Oisans.

 

Deux poids, deux mesures ?

Aujourd’hui fermées pour travaux, les bulles de Grenoble ont également obtenu une dérogation pendant les vacances de Noël, car le départ se fait en ville.

 

Mais l'excuse d'urbanité n'explique pas tout : loin des grandes villes, le funiculaire du Touvet, prisé des touristes, a pu rouvrir. Alors que l'Aiguille du Midi, tout aussi touristique et ouverte toute l'année, est condamnée à rester fermée malgré d'importants investissements sanitaires.

Même une lettre à Jean Castex n'y a rien changé. Comme souvent, la règle souffre donc de nombreuses exceptions…

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société stations de ski économie tourisme transports transports en commun