Le travail de la sonde spatiale Rosetta vu d'un laboratoire de Grenoble

Publié le Mis à jour le
Écrit par Céline Serrano

Pendant que la sonde spatiale européenne approche de son but, les scientifiques multiplient les simulations de trajectoires. Objectif, ausculter une comète fossile de l'univers et en apprendre plus sur la formation du système solaire.

A la vitesse de dix kilomètres par seconde, la sonde spatiale européenne Rosetta se rapproche de son but, la comète Churyumov Gerasimenko, et envoie régulièrement des photos de son voyage. "On commence à voir une chevelure se développer autour de la comète. Elle est due au fait que la comète redevient active en s'approchant du soleil." explique Alain Hérique, planétologue au laboratoire grenoblois du CNRS.





Pendant cette phase d'approche, l'équipe de scientifiques isérois multiplie les simulations de trajectoires pour que le radar, spécialement conçu pour Rosetta, trouve son chemin. C'est l'un des 21 instruments embarqués qui aidera à en savoir plus sur la structure de la comète fossile en phase d'être examinée. "On ne sait pas comment son noyau est fait, si sa composition est homogène. Toutes ces informations seront utiles pour imaginer comment s'est formée cette comète", précise la planétologue Sonia Zine. Une boule de glace, de gaz et de poussière de quatre kilomètres de diamètre qui s'est formée il y a plus de quatre milliards et demi d'années, avant la naissance du système solaire, qui devrait nous en apprendre plus sur ses origines et sur l'apparition de la vie.



Reportage de Xavier Schmitt et Franck Céroni



La sonde et la comète devrait se rencontrer en Août 2014. Rosetta aura voyagé pendant dix ans pour ce rendez-vous. La période d'observation devrait durer 18 mois

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