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Les 10 choses (au moins) que font les touristes en Bretagne et qui vous agacent (un peu)

Les touristes en Bretagne / © JONATHAN KONITZ /LE TELEGRAMME / MAXPPP
Les touristes en Bretagne / © JONATHAN KONITZ /LE TELEGRAMME / MAXPPP

La météo, les marées, les habits (les leurs, ou les vôtres), la nourriture (crêpe ou galette) et bien sûr, la prononciation. Vous nous en avez beaucoup dit sur ce qui vous agace chez les touristes lorsqu'ils viennent (et heureusement) en Bretagne. Petit florilège (et sans rancune ;) 

Par Stéphane Grammont avec Baptiste Galmiche

Manifestement, c'est arrivé. Près de chez vous.

Une famille arrivant à l'hôtel ou au camping au bord de la mer… "Car sur les photos il se situe en bord de mer pourtant la mer n'était pas là".

Ou, comme le raconte Mickael en répondant à notre appel à contribution sur notre page Facebook: "Arriver sur une plage à marée basse et les entendre dire "on va aller voir celle d'à côté si elle est haute" !

Les touristes et la marée, ça, ça vous fait marrer. Surtout lorsqu'ils demandent à l'office du tourisme, si "elle sera haute au mois de mai"?
 

Débarquer à Bréhat à marée haute, et vouloir s'en aller à marée basse


Ha, satané marée. Celle qui découvre alors que "la laisse de mer ça fait sale", dixit Fred (virulent aussi sur les déchets). Et celle qui vous piège. Comme lorsque, dit François, on débarque à Bréhat à marée haute, et vouloir s'en aller à marée basse… "Panique, j'ai dû me tromper d'endroit, il n'a à plus de bateau!"

Ou celle qui vous piège parce que vous vous êtes garé sur la jetée ou sur la cale: "bon ....certes c'est drôle quand la marée monte" dit Frederic.
 


Sur la route


Car bien sûr, il y a aussi la question de la bagnole. Que ceux qui trouvent que les touristes roulent lentement lèvent le doigt ?

Caroline Zenitram ("Rouler à 2 à l'heure et croire que tout le monde est en vacances comme eux"), ça fait une. "Rouler entre 60 et 70....et oui désolée de leur dire que tout le monde n'est pas en vacances". Marjo Rie, ça fait deux !
 
Et en mode "Carte au trésor", il y a ceux à qui le touriste demande son chemin. "Je cherche un lieu-dit dans le coin. Ça commence par Ker...quelque chose. Vous pouvez m'indiquer la route svp?" s'amuse Flo Day.

Ou demander s'il y a un pont pour aller à Belle-ïle rappelle Claude. Un classique.

Parlarem lou breton


Après avoir voulu "coller le sticker à l’aise Breizh coûte que coûte", dixit Luc, ou "un tricastell en autocollant ", le touriste va tenter d'adopter la parladure locale. "Sans savoir prononcer le nom des bleds" remarque Caroline.

Puis d'y aller de son "hierrrrrrr mattttt !!!, et nous de répondre demain brillant !!!" s'amuse Jean-Mari Duclos.

Enfin, selon Deadpool Poulette, "les entendre dire Kenavo à longueur de temps parce qu'ils ne connaissent que ce mot"… c'est d'ailleurs "à ça qu'on les reconnait" fait remarquer Magali.
 

De sortir la blague suivante : pourquoi les bretons sont tous frères ? Parce qu'il a Quimper


Question clichés, c'est bien sûr les bottes et le ciré jaune qui vous marquent depuis plusieurs générations. (Les générations Cotten, que voulez-vous).

"Comme si on était habillé comme ça nous !! " s'amuse Fafa. Sauf Huguette, il faut le reconnaitre, "pour aller à la pêche en mer" et parce qu' "au printemps quand il fait frisquette c'est bien pratique".
 Il faut dire qu'en Bretagne, la météo n'est pas clémente. C'est d'ailleurs pour cela que les réfugiés climatiques fuyant la canicule mettent le cap à l'ouest.
 

D'ailleurs, c'est la première chose qui vous frappe, comment "dire qu’il pleut tout le temps en Bretagne mais y venir quand même en vacances" s'étonnent Anthony et Caroline.
 

Je suis du 56 et les crêpes froment ou blé noir sont faites sur la billig et les galettes sont faites à la poêle


Le débat fait rage en Bretagne. Il est quasi-existentiel. Il nous mène au bord de la guerre civile. Le touriste, lui, est bien loin de tout cela.

Mais comment peut-il décemment appeler "appeler des crêpes blés noirs des galettes" se demande Mad'moiselle Vezzi, au point de considérer ceusse du 22,56 et 35 pour des touristes.

"On vous en veut pas" lui répond Thomas, "mais pour nous "froment=crêpe et blé noir=galette".

Mais non, en rajoute Yann, "c’est différent : les galettes cuisinées en 56, 22 et 35, sont plus épaisses que nos crêpes de blé noir". Et d'ailleurs, tranche Morgane, "les crêpes froment ou blé noir sont faites sur la billig et les galettes sont faites à la poêle."

Au beurre, c'est meilleur


Qu'importe, "le principal c'est qu'il y ait une dose de beurre salé" peut-on lire dans le flot des commentaires de ce post un poil provocateur de notre part.

"Ceux qui veulent du beurre "normal"... entendez par là "pas salé" s'offusque Evelyne, qui remet le touriste au centre du débat. Comme "dire que le kouign amann c'est trop gras !" remarque Caroline, alors que "le gras c'est ça qui est bon justement. OU de demander si "les huitres sont salées? ".

Sur la nourriture, plus rien ne vous étonne. Ni celui qui demande "s'il peut manger la carapace des crabes et araignées" (Christopher), ou "comment tuer les moules avant de les manger" (George White).

Pour finir, cette remarque que l'on peut-entendre, comme Erik, dans les crêperies: ""C'est dommage, à part les crêpes, les bretons n'ont pas de plat typique."

On vous aime bien quand même


D'accord, vous confondez les mouettes et les goélands, vous prononcez "trébeurdenne" et "pont-avin".

Mais bon, écoutons Monique Riou: "Je vais être franche, je trouve un peu bête de tirer sur le touriste ainsi....oui, une galette ce n'est pas une crêpe...oui la mer descend très loin chez nous.... oui, on dit Pont Aven (avène) et Lesneven (vin).....Et nous lorsque nous nous rendons en Alsace, vous croyez que nous sommes exemplaires??? Avec cela, on nous dira que les bretons ne sont pas accueillants!!!"

Monique, vous avez raison. "Si on parlait des Bretons à Marseille ? Ne reprochez pas aux touristes leur maladresse vous en faites autant dans les régions que vous ne connaissez pas" renchérit Frédérique.

"Imaginez les savoyards, l'hiver, commentant les bretons "à la neige. Ça doit aussi valoir son pesant de cacahouètes" remarque Fred.

Notre appel à contribution n'avait pour but que de nous moquer, aussi, de nous-mêmes. Alors que les touristes, avec leur cœur autant que leur porte-monnaie, font aussi la région que nous avons la chance d'habiter.

Alors, on ne vous dit qu'une chose, mais avec le bon accent: "degemer mat".








 

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