• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Prison avec sursis confirmée pour Boris Le Lay

Boris Le Lay est poursuivi par la justice pour propos racistes et diffamants. / © Breiz Atao
Boris Le Lay est poursuivi par la justice pour propos racistes et diffamants. / © Breiz Atao

Boris Le Lay, administrateur de sites internet, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, pour avoir tenu des propos racistes à l'encontre de Yannick Martin, champion de bombarde, noir. Une peine de prison ferme avait été requise le 20 novembre dernier par la cour d'appel de Rennes.

Par Sylvaine Salliou

La cour d'appel de Rennes a rendu sa décision concernant les propos racistes et diffamants tenus par Boris Le Lay, administrateur de Breizh Atao, un site internet nationaliste breton, hébergé aux Etats-Unis. Il a finalement été condamné à 18 mois de prison avec sursis et près de 20.000 euros de dommages et intérêts. La même peine avait été prononcée en juin dernier, par le tribunal correctionnel de Quimper. Il avait fait appel. Ce mardi, ni Boris Le Lay, ni son avocat n'étaient présents pour entendre le délibéré. 

En 2011, le site internet faisait état d'une fausse rumeur de pédophilie concernant Bernard Poignant, maire de Quimper. Le même site s'en était pris à un sonneur noir, Yannick Martin, virtuose de la bombarde, dont il estimait qu'il n'est pas "bretonnisable". Il avait aussi menacé de "cogner dur" une conseillère régionale, Mona Bras (UDB), qui avait apporté son soutien au jeune musicien. Le 19 novembre dernier, une peine de prison ferme avait été requise. A l'audience, l'avocat général avait dénoncé "des faits graves et répétés" et la "lâcheté du procédé". Dénonçant alors une "peine d'élimination" pour des "infractions politiques", l'avocat de la défense, Me Pierre-Marie Bonneau, avait plaidé la relaxe, essentiellement pour des motifs de qualification pénale. 

Boris Le Lay persiste et signe

"C’est sans surprise" que Boris Le Lay a appris sa condamnation en appel. Il a publié une réaction sur son site une heure après le délibéré rendu par la Cour d'appel de Rennes. 
Boris Le Lay y affirme que "Yannick Martin, africain, noir, ne sera jamais un Celte ou un Breton". "Je ne plierais pas, ajoute-t-il. Et certainement pas devant la canaille marxiste de la LDH, du MRAP ou du lobby juif pro-israélien de la LICRA."

Récidiviste

Boris Le Lay a déjà été condamné dans des affaires similaires.  Il a été condamné le 11 octobre en correctionnelle à Paris à huit mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende pour "apologie de crime contre l'Humanité, provocation à la haine et contestation de crime contre l'Humanité", toujours sur internet. Il doit comparaître à nouveau en appel pour deux autres dossiers le 4 février à Rennes. Pendant ce temps, le site Breizh atao est toujours en activité, ses messages de haine sont toujours diffusés. Ce matin-même, il publiait un article qui appelait à recouvrir la fresque d’hommage au terroriste communiste Mandela installée à Brest depuis lundi. 

A lire aussi

Sur le même sujet

Littoral, les steppes de l'estran

Les + Lus