• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Bleues: la Bretonne Eugénie Le Sommer, déjà taulière, bientôt héritière

Eugénie Le Sommer lors d'une séance d'entraînement au centre de Clairefontaine-en-Yvelines, le 1er avril 2019, avant les matchs amicaux contre le Japon et le Danemark. / © FRANCK FIFE / AFP
Eugénie Le Sommer lors d'une séance d'entraînement au centre de Clairefontaine-en-Yvelines, le 1er avril 2019, avant les matchs amicaux contre le Japon et le Danemark. / © FRANCK FIFE / AFP

La Bretonne titulaire de l'Olympique Lyonnais, Eugénie Le Sommer porte sur ses épaules la responsabilité offensive de l'équipe de France pour la Coupe du monde à domicile, dans deux mois. Une compétition durant laquelle la joueuse espère devenir la meilleure buteuse de l'histoire des Bleues.

Par AFP


Dans deux mois, du 7 juin au 7 juillet, se déroule en France la Coupe du monde de football féminin. Une responsabilité de taille pour la joueuse bretonne de 29 ans, titulaire de l'Olympique lyonnais, Eugénie Le Sommer. 157 sélections, 73 buts. Les statistiques parlent d'elles-mêmes: depuis dix ans et les débuts de l'attaquante en sélection, l'équipe de France n'est pas tout à fait la même sans sa buteuse fétiche. "C'est sûr que je fais partie des plus expérimentées. Je l'assume et j'essaie de montrer l'exemple à celles qui arrivent", reconnaît la joueuse. "Cela fait partie de ma carrière, j'en suis là aujourd'hui aussi parce qu'à mes débuts, d'autres ont été là pour m'aider."

 

Un cadre pour l'équipe   


A un peu plus de deux mois du rendez-vous le plus attendu de l'histoire du foot féminin français, "celles qui arrivent" peuvent souffler: leur vice-capitaine, blessée fin février et absente lors de la défaite contre l'Allemagne (1-0), était de retour pour affronter en amical le Japon à Auxerre ce jeudi,  puis le Danemark (ce sera lundi à Strasbourg). Même si selon la sélectionneure Corinne Diacre, "c'était bien de voir aussi comment pouvait agir et réagir l'équipe de France en l'absence de certaines", celle-ci ne le cache pas : "Eugénie est quelqu'un de très expérimenté, qui a une place très importante dans le vestiaire, qui fait partie de mes cadres".
    

"Je ne lâche rien, je suis une compétitrice"


Le patron de la Fédération, le Breton Noël Le Graët, est dithyrambique : "Eugénie, c'est fabuleux. C'est une vraie Bretonne, très opiniâtre. Elle met des buts, elle se bagarre", dit-il à l'AFP. "On apprend au quotidien avec elle. Elle est toujours en train de donner des conseils, sur des petits détails, mais des détails qui peuvent changer un match", renchérit l'attaquante Viviane Asseyi, qui, à 25 ans, prend "exemple" sur sa coéquipière. "J'ai un rôle à avoir et j'en suis consciente", assume la joueuse de l'OL, qui  se dit prête à "recadrer quand ça ne va pas". Et sur le terrain ? "Je ne lâche rien, je suis une compétitrice" poussée en permanence par "l'envie de gagner".
    

Battre le record de Marinette Pichon


Sur ses huit derniers matches en Bleu, la petite Bretonne d'1,61 m a marqué neuf buts. Neuf buts, c'est précisément ce qui lui manque pour devenir seule meilleure buteuse de l'histoire de la sélection et effacer des tablettes la légendaire Marinette Pichon et ses 81 réalisations. Celle-ci n'aurait rien contre ce scénario: "C'est une joueuse à travers laquelle je me retrouve, qui me ressemble dans sa façon de se comporter sur le terrain", décrit pour l'AFP l'ex-attaquante de Juvisy, qui a stoppé sa carrière internationale deux ans avant l'arrivée du phénomène Le Sommer. "Ce serait pour moi un honneur que ce soit elle qui batte le record""Marinette a marqué l'histoire de l'équipe de France, je suis consciente de ce que cela représente", lui répond la Lyonnaise qui éprouverait "une grande fierté" à faire mieux que son aînée. "Mais je ne me donne pas d'objectif de but. Marquer des buts et ne rien gagner, ça ne m'intéresse pas".
  

L'espoir d'une consécration au bout de la route  


Huit championnats de France, cinq Ligue des champions : Le Sommer a pourtant beaucoup gagné. Mais seulement en club. En Bleue, comme ses compatriotes, elle n'a aucun trophée dans la vitrine. "C'est difficile, parce que j'ai tout gagné en club et à l'inverse en équipe de France rien du tout...", constate la buteuse, qui garde en travers de la gorge l'élimination aux tirs au but en quarts du dernier Mondial contre l'Allemagne. "Notre chemin s'est arrêté trop tôt", assène-t-elle. Elle compte bien en tracer un autre cet été. Mais avec, au bout, enfin une consécration.
 


Les Bleues plus fortes que le Japon ce jeudi à Auxerre


Les Bleues ont donc affiché leurs ambitions, à deux mois du Mondial: elles ont dominé le Japon (3-1), l'une des grosses nations du football féminin, finaliste de la dernière Coupe du monde, jeudi à Auxerre en match de préparation. Les coéquipières d'Eugénie Le Sommer, auteure d'une belle reprise de volée pour son retour en sélection, effacent la défaite décevante contre l'Allemagne fin février (1-0), leur seul échec en douze matches.

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Interview de Florence Dudouit, éducatrice au CDEF de Saint-Brieuc et déléguée CGT

Les + Lus