En Bretagne, un enfant sur quatre habite et vit avec un seul de ses parents

Une fête des jumeaux à Pleucadeuc le 15 août 2019 / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Une fête des jumeaux à Pleucadeuc le 15 août 2019 / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Pour la première fois l'Insee Bretagne peut exploiter des résultats liés aux nouvelles enquêtes annuelles de recensement. Ces données plus précises permettent aux spécialistes de l'Insee de décrire les conditions économiques et sociales des enfants des familles bretonnes et notamment leur habitat.

Par Marc-André Mouchère

Cette étude de l’Insee a été rendue possible grâce aux résultats de l’enquête annuelle de recensement (EAR) de la population de 2018. Elle comprend pour la première fois des questions détaillées sur les relations entre les habitants d'un même logement, et notamment sur leurs liens familiaux. Ces nouvelles informations permettent en particulier de distinguer les familles « recomposées» des familles « traditionnelles ».


En Bretagne, un enfant sur dix vit au sein d’une famille recomposée

D’après cette étude, 693 000 enfants mineurs vivent en 2018 au sein d’une famille en Bretagne.

Parmi eux, 72 % vivent dans une famille « traditionnelle » (c’est-à-dire composée d’un couple et de ses enfants) comparé à 68 % dans l’ensemble de la France (hors Mayotte).
Sur ce critère, la Bretagne se situe au 2e rang des régions françaises, derrière celle des Pays de la Loire (74 %).

Inversement, les parts d’enfants mineurs vivant au sein d’une famille recomposée (10%) ou d’une famille monoparentale (18%) sont moins élevées qu’au niveau national.

Toujours en Bretagne, les enfants des familles recomposées se répartissent entre ceux qui sont issus de l’union précédente d’un conjoint (7%) ou de la nouvelle union (3%).


En Bretagne, un enfant sur quatre vit au quotidien avec un seul de ses parents

En 2018, sur 100 enfants mineurs résidant au sein d’une famille en Bretagne,
  • 72 vivent dans une famille « traditionnelle »
  • 18 vivent dans une famille monoparentale et c’est le plus souvent avec leur mère.
  • 10 vivent au sein d’une famille recomposée :
    7 avec un de leurs parents et un beau-parent
    3 avec leurs deux parents et au moins un demi-frère ou une demi-sœur.
 

L’habitat à la mesure des moyens financiers et des besoins de chaque type de famille

Les familles « traditionnelles » et « recomposées » sont majoritairement propriétaires de leur logement.
Elles sont plus souvent installées dans le périurbain ou en dehors des grands pôles de population, là où les habitations sont moins onéreuses et plus spacieuses.
Ces familles limitent ainsi les risques de surpeuplement du logement, en particulier pour les familles recomposées qui, pour 40 % d’entre elles, ont au moins trois enfants.

Les familles monoparentales résident fréquemment en location dans les centres des villes ou dans les banlieues des grands pôles urbains. Cela leur permet d’avoir plus facilement accès aux équipements collectifs.
À titre d’exemples, plus de 30 % des enfants des villes de Rennes et Brest vivent dans des familles monoparentales.
 

Les parents des familles « traditionnelles » plus souvent propriétaires et en emploi

Les familles « traditionnelles » bretonnes sont très majoritairement (80 %) propriétaires de leur logement.
À l’opposé, les familles monoparentales le sont seulement pour un tiers d’entre elles, et les locataires sont quasiment aussi nombreuses en dehors que dans le parc HLM.

Un enfant sur dix vivant dans une famille monoparentale réside dans un logement considéré comme surpeuplé.

Les familles recomposées sont dans une position intermédiaire : près de 60 % d’entre elles sont propriétaires de leur logement et parmi les familles locataires, deux tiers le sont hors HLM.

Les deux parents ont un emploi dans près de 80% des familles « traditionnelles », tout comme les deux membres du couple dans 66% des familles recomposées.

À l’opposé, les deux conjoints sont sans emploi dans 3 % des familles « traditionnelles » et 7 % des familles recomposées.

Par comparaison, 30 % des parents à la tête d’une famille monoparentale sont sans emploi.
 

Le statut matrimonial des couples avec enfant(s) mineur(s)

En France en 2018, 64 % des couples avec au moins un enfant mineur sont mariés (qu’il s’agisse d’une famille « traditionnelle » ou
recomposée), 13 % sont pacsés et 23 % vivent en union libre.

En Bretagne, parmi ces couples avec enfant(s) mineur(s), la proportion des couples mariés est moindre (61%), celle des couples pacsés
plus importante (16%) et celle des couples en union libre est semblable (23%).

Dans les familles « traditionnelles », les couples mariés sont plus fréquents (63%) et ceux en union libre moins représentés (20%). Inversement, dans les familles recomposées, les couples sont moins souvent mariés (39%) qu’en union libre (47%).

(Source Insee Bretagne)
 

Définitions et méthode                 (source Insee/ extraits)
Les familles sont définies à partir des liens unissant les personnes qui partagent habituellement le même logement. Est considérée ici comme enfant, une personne vivant la majorité de son temps dans le même logement que son père, sa mère ou ses deux parents, et qui n’est lui-même ni parent d’un enfant du logement, ni en couple avec quelqu’un du logement. L’étude est restreinte aux familles comprenant au moins un enfant mineur (en âge révolu).

En revanche, pour définir le type de famille (« traditionnelle », monoparentale ou recomposée), tous les enfants sont pris en compte sans limite d’âge.

Au sein des couples avec enfant(s), les familles recomposées comprennent un couple d’adultes et au moins un enfant né d’une union précédente de l’un des conjoints. Les enfants qui vivent avec leurs deux parents et des demi-frères/soeurs font aussi partie d’une famille recomposée.

Si tous les enfants du logement sont ceux du couple, alors la famille est dite « traditionnelle ».

Lorsqu’un parent vit avec ses enfants sans résider en couple, il s’agit d’une famille monoparentale.

Par construction, l’étude exclut les enfants qui vivent sans leurs parents, ainsi que ceux vivant dans des communautés ou dans des habitations mobiles. Au niveau
national, en 2018, ces derniers représentent moins de 2 % des enfants mineurs.

 

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