Naufrage du Bugaled Breizh. Trois semaines d'audience sont prévues à Londres en octobre 2021

Le juge britannique a décidé de poursuivre l’enquête sur le naufrage du Bugaled Breizh, en 2004. Gaspard de Monclin, l’avocat des familles se dit satisfait et espère pouvoir interroger des témoins clé de l’affaire, notamment le commandant d’un sous-marin suspect.

L'épave du Bugaled Breizh, ce chalutier dont le naufrage fît cinq victimes en Manche le 15 janvier 2004, dans le port de Brest
L'épave du Bugaled Breizh, ce chalutier dont le naufrage fît cinq victimes en Manche le 15 janvier 2004, dans le port de Brest © France 3 Bretagne

 

Ce jeudi 25 mars, Gaspard de Monclin, l’avocat des familles du Bugaled Breizh, a reçu une réponse du juge britannique. Il va poursuivre l’inquest. "C’est une bonne nouvelle, nous sommes satisfaits", explique-t-il.
L’enquête permettra aux familles de poser des questions au ministère de la Défense britannique. Les causes du naufrage seront à nouveau recherchées : "nous tenterons de lever certaines contradictions, par exemple sur la précense ou pas du Turbulent sur zone, nous appelerons à l'audience les experts et témoins qui n'ont pas forcéement parlé". Il veut par exemple demander à faire témoigner Andrew Coles, ancien commandant de ce sous-marin britannique jugé suspect par les familles. Il est aujourd'hui retraité militaire. 

Les images satellites qui seraient en possession du ministère de la défense britannique, seront également demandées, de même qu'une explication sur les messages envoyés et reçus le jour du naufrage.

En revanche, explique Gaspard de Monclin, le juge n’est pas favorable à l'organisation d’un jury pour examiner l’affaire, ce qui demandait la famille, "il restera seul juge de cette affaire, il n'y aura pas de jury populaire" explique-t-il.

Deux audiences attendues en Angleterre


Une nouvelle audience de procédure est prévue dans le courant de l’été, elle durera une demie journée. Et à partir du 4 octobre, trois semaines d’audience sont également programmées. C'est un véritable espoir, mais  l'avocat sait qu'après 17 ans de procédure… rien n'est gagné. 

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