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Brexit : les ports bretons à la traîne dans les futures routes maritimes

Port de Brest / © FRED TANNEAU
Port de Brest / © FRED TANNEAU

Avec le Brexit se pose la question de l'organisation du trafic de marchandises en provenance de l'Irlande qui elle, reste bien dans l'UE. Actuellement, le Royaume-Uni forme un pont terrestre entre Dublin et Bruxelles. Mais avant que les Britanniques partent, il faut trouver de nouvelles routes.

Par Corentin Bélard

Brest est le port le plus proche des côtes irlandaises. Mais c'est aussi celui qui a, pour l'instant, le moins de chance de récupérer le trafic de marchandises en provenance de l'île de la mer du Nord.
Les ports bretons, un temps pressentis pour être la porte d'entrée de l'Europe continentale, sont aujourd'hui moins privilégiés que ceux du Benelux, tels Rotterdam ou Anvers. Ces derniers sont certes plus éloignés que les Bretons mais ils sont mieux dotés des infrastructures nécessaires.
 

Trop éloignés du cœur de l'Europe

Cette proximité géographique avec l'Irlande induit un éloignement du centre de l'Europe. À ce niveau là, les ports bretons n'on aucune chance face à leurs homologues belges ou néerlandais. Zeebrugge, Anvers et Rotterdam, sont les portes d'entrée les mieux placées de l'Union Européenne.
Ces villes sont très bien desservies par le réseau routier et sont au centre de cette "dorsale européenne" qui rassemble la majeure partie de l'activité économique et démographique de l'Union.
 
Dorsale européenne ou "Banane bleue" / © Wikimedia Commons
Dorsale européenne ou "Banane bleue" / © Wikimedia Commons


Des résistances au lobby français à Bruxelles

Selon le Conseil Économique et Social Européen, "Brest et Roscoff ne remplissent pas les critères de base pour devenir membres du réseau central." L'organisme s'est donc rangé en faveur du Benelux. 

Malgré tout, Élisabeth Borne, ministre des Transports, assure avoir débloqué 65 millions d'euros pour 2019, lors d'âpres négociations à Bruxelles. Dans une lettre au président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, elle explique que cette somme doit intervenir dans des "projets de liaison ferroviaires terrestres et de connexion et développement des ports maritimes."

Pour que les ports bretons puissent être considérés par Bruxelles, ils leur faut donc être plus intégré dans ces marchés et réseaux européens. Sans quoi, ils resteront à la marge des futures route commerciales entre pays membres. Notamment avec l'Irlande, lorsque le Royaume-Uni quittera effectivement l'Union, le 30 mars 2019.
 

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