Mellionnec : l'appel d'un couple de producteurs de sève de bouleau pour garder leur boulot

Publié le Mis à jour le
Écrit par Catherine Jauneau avec Charles Lemercier

Il y a dix ans, Anne-Laure et Gilles Nicolas ont créé une ferme paysanne à Mellionnec (22). Ils y produisent entre autre de la sève de bouleau. Mais les ventes ont chuté avec la crise de la Covid-19 et un tracteur vient de les lâcher. Un appel à la solidarité est lancé.

Sur le site de Coat-an-Bars , à l'écodomaine du bois du Barde, Anne-Laure et Gilles Nicolas ont créé cet espace et choisi la permaculture comme philosophie de vie.

Les 24 hectares du domaine se composent de vergers de pommes à cidre, de bois, de zones humides et de prairies naturelles. La récolte de pommes et de sève de bouleau et l’élevage de poneys highlands représentent leurs principales activités.



Un tracteur indispensable à l'activité



Mais après 40 ans de bons et loyaux services, le tracteur de la ferme a rendu l’âme. Cet outil est indispensable aux activités du domaine d'autant que les commandes de sève de bouleau, utilisée comme produit detox, se tarissent à cause de la crise de la Covid-19. Le couple se retrouve aujourd'hui endetté.



L'engin permettait la récolte de la sève et des pommes mais aussi le transport du foin et de l'eau pour les animaux. L'appel  " "être acteur pour un tracteur "a donc été lancé sur un site participatif pour financer un rachat.



A ce jour, 40 donateurs se sont manifestés, soit déjà une cagnotte de 2 500 euros pour un montant total de 35 000 euros espéré.

Sans tracteur, on fait le minimum avec des brouettes. Parfois, je demande un coup de main à un voisin agriculteur mais chez nous, vu le nombre d'hectares qu'on a et le type de production, un tracteur, c'est essentiel!

Gilles Nicolas

Anne-Laure, elle, fait les comptes. "Au printemps, on avait encore trois semaines de récolte de sève de bouleau, on avait investi dans du nouveau matériel et il y a eu le premier confinement. On a perdu 15 000 euros !"

Au second confinement, la vague est encore plus dure : ses clients, des magasins bio, ne lui achètent plus aucun produit. Les dettes s'accumulent et plus question d'emprunter !

Le fait de ne pas pouvoir vendre sa production, ça donne un coup au moral. On met du temps et de l'énergie dans notre production. On entretient la biodiversité et puis notre sève de bouleau n'est plus dans les rayons...Voila, ce n'est pas un produit essentiel dans le milieu paysan, c'est mon ressenti.

Anne-Laure Nicolas

Anne-Laure et Nicolas ont pensé à remercier ceux qui les aideront. En contrepartie des dons, ils proposent des produits de la ferme, des stage de permaculture ou des nuits en roulotte sur la ferme, afin d'échanger et de transmettre aussi leurs valeurs.

 

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