Assises des maires de Bretagne : “Emmanuel Macron doit faire confiance aux élus locaux”

Dominique Cap, maire de Plougastel-Daoulas / © Sébastien Durand
Dominique Cap, maire de Plougastel-Daoulas / © Sébastien Durand

Les premières assises des maires de Bretagne se dérouleront le 3 avril prochain à Saint-Brieuc, un temps d'échange auquel participera le chef de l'Etat Emmanuel Macron. Les maires bretons se veulent force de proposition comme le rappelle Dominique Cap.

Par Emilie Colin


"Nous avons des propositions concrètes. Nous espérons que le Président va en prendre note et nous permettre de les expérimenter en Bretagne." explique Dominique Cap, président de l'association des maires de Bretagne. 

Depuis fin 2018, il prépare les assises des maires de Bretagne, lesquelles doivent rassembler les élus de la région le 3 avril, à Saint-Brieuc et auquel participera le chef de l'État. "Il a demandé à venir, pour écouter". Emmanuel Macron n'a pas toujours honoré ses rendez-vous avec les maires, ce qui n'a pas toujours été bien vécu par les premiers concernés. 
 


Une grande enquête 


C'est la première fois qu'un tel evénement rassemble les maires d'une région en France. Le moment sera surtout l'occasion de rendre un travail d'enquête réalisé auprès des maires. 46 questions leur ont été posées, axées sur deux thèmes majeurs : la fin du mandat ? Comment le vivent-ils à l'heure où l'on évoque leur ras-le-bol ? D'emblée Dominique Cap indique que la réponse est plutôt surprenante. Les maires bretons vont plutôt bien. 500 réponses sont déjà arrivées, encore en dépouillement. 

Autre point abordé, leur sentiment sur la situation sociale, sur leur territoire. Après un temps de restitution entre eux le 3 avril, viendra celui des propositions, avec le président de la République. 
 

Le maire reste un interlocuteur de confiance. Un : on le connaît. Deux : on peut le voir. Le président doit faire confiance aux maires.


Quand Dominique Cap évoque cette confiance, il insiste sur la décentralisation et ajoute "il faut moins de contraintes adminstratives, pour décider plus vite de l'aménagement de nos territoires par exemple." La question des relations entre communes et intercommunalité ainsi que l'égalité des chances des territoires notamment par l'accès à la technologie et internet devraient également être au coeur du débat. 

Dominique Cap se dit optimiste, il aimerait bien qu'Emmanuel Macron dise "c'est pas mal vos idées, on va essayer, et si ça marche ici on essaiera ailleurs." 

Les résultats de l'enquête seront délivrés en intégralité mardi 2 avril. 


 

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