Le bateau du Père Jaouen a bel espoir d'être au rassemblement de Brest 2020

Le chantier du Bel Espoir dans l'Aber Vrac'h / © Aurélie Janssens / France 3 Bretagne
Le chantier du Bel Espoir dans l'Aber Vrac'h / © Aurélie Janssens / France 3 Bretagne

Mise à l'eau au printemps 2019 à Concarneau, la nouvelle coque acier du Bel Espoir, a gagné l'Aber Vrac'h cet été. Pour les ateliers AJD, l'aventure continue : jeunes et formateurs vont maintenant la gréer, la motoriser et aménager l'intérieur du bateau. Première virée envisagée : Brest 2020.
 

Par Marc-André Mouchère


C'est ici que le chantier se poursuivra pendant environ deux ans. La nouvelle coque en acier a gagné l'Aber Vrac'h sur la commune de Lannilis cet été. Les ateliers de l'association créée par le Père Jaouen vont maintenant s'activer à la renaissance de ce bateau mythique avec des jeunes en formation professionnelle encadrés par des pros.


24 mois de travaux

Le célèbre voilier du Père Jaouen avait subi les derniers outrages du temps en 2017 dans ce même endroit. Une tempête avait alors renversé sur la vasière la coque de la goélette trois mâts, achetée en 1968 par le Père Jaouen mais dont la construction remontait à 1944. Après études il avait été décidé d'en faire une réplique en acier pour des raisons de coût et de délais afin d'assurer sa mission-première :  faire prendre le large à des jeunes qui en ont besoin.

Les Chantiers Piriou ont mené à bien la première phase du projet. C'est une coque en acier qui n'est pas plus lourde que celle d'origine et le bateau retrouvera la même maniablité.

La phase suivante du chantier prendra 24 mois. Il va falloir remonter le gréement d'origine du trois mât goélette.
 

À mi-parcours, un objectif fixé pour l'été prochain : participer à BREST 2020

C'est encore un défi, mais si les travaux avancent comme prévu et si le trois-mâts peut hisser ses voiles pour l'été prochain, alors le Bel Espoir II pourra se mettre à quai au port de Brest pour renouer avec le public.

C'est Ziton, le chef du chantier, qui le dit : « D’ici le rassemblement, la motorisation sera fonctionnelle et le gréement sera en place. Mais on n’aura pas fait l’aménagement. Ce sera un chantier mais on a envie de montrer aux gens aussi ce que c’est un chantier. On fera tout pour y aller quoi ! »

Refaire tout l'habillage et réaménager l'intérieur de la coque, c'est bel et bien un gros chantier de menuiserie pour l'équipe. Un chantier propice à l'apprentissage, cher à l'association. Accompagnés de leurs formateurs, les stagiaires se relaieront au sein d'une équipe tournante d'une vingtaine de personnes. Et cette phase-là, c'est déjà la vocation de l'association.
 

Le plaisir d'apprendre et de partager une même aventure

Pour Noémie, 21 ans, ce chantier est une chance : « On n'a pas besoin de s'y connaitre à l’avance pour venir apprendre ici et ça, c’est vraiment un truc super.»

Louis, lui aussi apprenti menuisier, acquièce « On est là dans la même motivation, pour travailler tous ensemble sur ce bateau. Peut-être qu’un jour, quand je reviendrai navigner dessus, je me dirais j’ai travaillé sur ce bateau. Mais pour l’instant, on est juste là pour faire et apprendre en faisant.»
 

Rendez-vous à Brest l'été prochain

Sur les quais de Brest, le grand public pourra sans doute découvrir la motivation des jeunes en formation et la passion qui les anime.
Côté financement, la construction de la coque de ce Bel Espoir aura couté 750 000 euros, et l'association, qui ne touche aucune subvention, a toujours besoin de la générosité des donateurs pour réunir un budget à hauteur de ses objectifs.
 

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