Double infanticide à Landerneau : une lettre explicite retrouvée au domicile du père

Les gendarmes sur le site du parc d'innovation de Mescoat après la découverte de trois corps, ceux d'un père et de ses deux enfants / © L. André - France Télévisions
Les gendarmes sur le site du parc d'innovation de Mescoat après la découverte de trois corps, ceux d'un père et de ses deux enfants / © L. André - France Télévisions

Après la découverte d'un homme et de ses deux enfants décédés à Landerneau, le procureur de la République de Brest communique les premiers éléments de l'enquête. Un courrier a été retrouvé au domicile du père où il explique ses intentions de mettre fin à sa vie et à celles de ses enfants. 

Par France 3 Bretagne


Un père et ses deux enfants ont été retrouvés morts le 4 décembre à Landerneau. Selon le procureur de la République de Brest, l’enquête confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie de Landerneau a permis d’identifier les victimes.

Dans un communiqué, le procureur indique qu'il s'agit d'un homme âgé de 57 ans, habitant de Brest. Ses enfants, des jumeaux, une fille et un garçon étaient âgés de 11 ans.  "Les premières constatations révèlent que le jeune garçon a été asphyxié par strangulation et que la fillette a été égorgée."


Une lettre annonçant les intentions du père


Les enquêteurs ont retrouvé une lettre, au domicile du père, dans laquelle il exprime clairement ses intentions, de mettre fin à sa vie et à celles de ses enfants. Le parquet souligne : "Il y exprime sa rancœur à l’égard des services en charge de sa fille handicapée, tant pour ce qui concerne l’aide financière que l’accompagnement social, s’estimant défavorisé par rapport aux aides apportées à son ex-épouse, dont il est séparé depuis 2011 et divorcé depuis 2017." 

L'homme met aussi en cause le jugement de divorce, qui ne lui accordait que des droits de visites et d’hébergement.

Il était déjà connu de la justice mais jamais condamné, à la suite de deux plaintes déposées par son ex-épouse. "La première, en date du 25 septembre 2017, pour appels téléphoniques malveillants. La seconde, en date du 25 juin 2019, pour des menaces de mort indirectes sur mineurs lors d’une réunion à l’institut médico-éducatif de Landerneau."

"Ces deux procédures ont été classées sans suite, les éléments recueillis ne permettaient pas de caractériser pénalement une infraction", précise le procureur.

La justice avait ordonné une enquête sociale et une mesure d’expertise médico-psychologique fin octobre 2019.

L’enquête se poursuit pour déterminer où et dans quelles conditions ce père de famille a ôté la vie de ses deux enfants avant de se suicider.

 

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