Landerneau : après la découverte des corps d'un père et ses deux enfants, la piste du drame familial

C'est dans les locaux d'un institut géré par l'association Don Bosco que trois cadavres ont été découverts le mercredi 4 décembre. / © Lucile André / France Télévisions
C'est dans les locaux d'un institut géré par l'association Don Bosco que trois cadavres ont été découverts le mercredi 4 décembre. / © Lucile André / France Télévisions

Macabre découverte ce matin au sein de l'association Don Bosco, à Landerneau, dans le Finistère. Les cadavres de trois personnes ont été retrouvés : celui d'un père, découvert pendu, et ses deux enfants âgés d'une dizaine d'années. 

Par Valérie Chopin


Ce sont des salariés qui ont fait la macabre découverte ce mercredi matin. À l'heure de l'embauche peu avant 8h, des employés de l’association Don Bosco, situé zone de Mescoat à Landerneau, ont aperçu un premier cadavre. De source proche de l'enquête, on sait maintenant qu'il s'agit d'un homme âgé de 57 ans, retrouvé pendu à la passerelle d’accès au bâtiment.

Les deux autres cadavres sont ceux de ses enfants. Un garçon et une fille, âgés d'une douzaine d'années. La fillette, souffrant d'un handicap psychique, était scolarisée dans l'IME (institut médico éducatif) géré par l'association Don Bosco. "Leurs corps se trouvaient sur le parking, à proximité d'une voiture, emballés dans des couvertures" selon la vice-procureure de Brest.
 

Les parents, brestois, étaient séparés depuis 2011. La mère saine et sauve, a été prévenue par les gendarmes du décès de ses enfants.
 
Les gendarmes sur le site du parc d'innovation de Mescoat après la découverte de trois cadavres / © L. André - France Télévisions
Les gendarmes sur le site du parc d'innovation de Mescoat après la découverte de trois cadavres / © L. André - France Télévisions


Le père suivi dans le cadre d'une enquête médico-psychologique


Le papa faisait l'objet d'une enquête médico psychologique depuis le 3 octobre dernier. C'est la juge des affaires familiales qui l'avait ordonnée. Le père avait néanmoins toujours le droit de garde de ses enfants. Il était, d'après plusieurs sources, en colère vis-à-vis des services sociaux. Le directeur général de Bon Bosco l'avait d'ailleurs rencontré pour parler du système de garde.

Une enquête judiciaire a été ouverte, sous contrôle du Procureur de la République de Brest qui s'est déplacé sur place. Elle a été confiée à la brigade de recherche de gendarmerie de Landerneau. Quatre enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Rennes, ainsi que deux techniciens en investigation criminelle de la gendarmerie de Quimper sont aussi sur place pour boucler la zone et procéder au prélèvement d'indices. 

L'association Don Bosco intervient en action sociale, protection de l'enfance, insertion, formation et justice dans le Finistère et en centre Bretagne.


 

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