Face au Havre, le Stade Brestois, deuxième de Ligue 1, pourra compter sur Marc Bizot, son gardien titulaire

Marco Bizot va reprendre sa place de gardien titulaire dans les effectifs du Stade Brestois, lors de la 24e journée de Ligue 1 ce dimanche 3 mars. Le Néerlandais avait été absent lors des deux dernières rencontres. Le club brestois reste pour le moment deuxième du classement, derrière le Paris-Saint-Germain.

Face au Havre lors de la 24e journée de Ligue 1, Brest pourra compter sur son gardien titulaire, Marco Bizot. Le Néerlandais pourra aider son équipe, pour l'instant deuxième de Ligue 1, à se maintenir dans les hauteurs du classement. 

Une seule absence en deux ans et demi

En un peu plus de deux ans et demi, Bizot n'avait même, jusqu'alors, raté qu'un seul match de championnat, contre Reims, en octobre 2022, pour "raisons personnelles". Son absence lors des deux derniers matches, pour un carton rouge reçu après un geste d'humeur en fin de rencontre à Clermont (1-1), n'a pas vraiment pénalisé les Bretons. Face à Marseille (1-0), puis Strasbourg (3-0), son suppléant Grégoire Coudert a réalisé un intérim parfait.

Mais depuis son arrivée, à l'été 2021, l'incontestable numéro un est bien le grand Hollandais (1,94 m) qui avait chassé des cages Gautier Larsonneur, enfant du pays et chouchou du stade Francis-Le Blé. À 32 ans, après avoir aussi porté les maillots de Genk (Belgique), Groningue ou de l'AZ Alkmaar (Pays-Bas), il s'est imposé comme l'un des tous meilleurs gardiens de Ligue 1. "En arrivant en France, je voulais augmenter mon niveau. Le niveau aux Pays-Bas n'est pas aussi bon. Je voulais me développer en jouant contre de meilleures équipes et de meilleurs joueurs", avait-il confié à Ouest-France en septembre 2022.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Marco Bizot (@marcobizot)

À Brest jusqu'en 2026

Un pari gagné pour l'imposant portier, même si les résultats ont été poussifs au début de son aventure brestoise."Quand ton équipe perd, tu cherches un bouc émissaire et c'est souvent le gardien. Mais on lui a toujours maintenu notre confiance parce qu'il ne descend pas en dessous d'un niveau, il est toujours régulier. Il n'est jamais passé à côté d'un match", avait souligné Julien Lachuer, actuellement adjoint d'Eric Roy, lorsqu'il était encore entraîneur des gardiens, en mars 2022, dans Ouest-France.
Il semble même se bonifier avec l'âge puisque, après avoir réussi sept "clean sheet" pour son premier exercice en Ligue 1, il en a réalisé huit en 2022-2023 et déjà neuf en 21 rencontres disputées cette saison.

Ses arrêts ont plusieurs fois fait tourner le scénario dans le bon sens, comme à Reims (2-1) ou à Metz (1-0) et il a logiquement été récompensé par une prolongation de contrat, qui le lie désormais à Brest jusqu'en juin 2026."On a la chance de pouvoir compter sur un très bon gardien, qui est stable, toujours du même niveau. C'est très sécurisant pour moi, et pour l'équipe en général", avait savouré Eric Roy après la victoire en Lorraine.

À lire aussi : Stade Brestois. "Je n'ai pas de baguette magique", affirme Eric Roy, mais la magie opère

"Efficace" plutôt que "beau"

Dauphin du Paris SG au classement, les Ty Zef n'ont encaissé que 18 buts cette saison, un de moins que les Parisiens. Seul Nice fait mieux (15) et le fait que le nom de Bizot ne soit pas plus souvent cité par les observateurs du championnat tient du mystère."Marco, c'est le mec fiable, calme, qui connaît le poste. Il a un style très sobre, très pragmatique. Il est dans la recherche du geste efficace, plus que du beau geste", analysait en décembre l'actuel entraîneur des gardiens du Stade Brestois, Christophe Revel, dans le Télégramme, offrant ainsi un début d'explication.

L'exubérance ne fait de toute façon pas partie du logiciel du Néerlandais. L'intéressé lui-même se décrit même comme quelqu'un de plutôt solitaire dans le privé. "C'est vrai que j'aime bien rester tranquille. Je ne suis pas celui qui parle le plus fort. J'aime bien observer, boire mon café dans mon coin, tranquille", avait-il assuré dans une interview accordée au Télégramme début février. C'est sur le terrain que Marco Bizot préfère s'exprimer, et il le fait sacrément bien.