Le suspect a avoué les incendies de Molène

Il ne reste plus rien de la maison en bois, détruite par les flammes ce 17/11/2017 / © DR
Il ne reste plus rien de la maison en bois, détruite par les flammes ce 17/11/2017 / © DR

L'homme placé en garde à vue ce vendredi suite à l'incendie de deux maisons sur l'île de Molène, a avoué être l'auteur des sinistres, il doit être déféré au parquet ce dimanche matin.

Par Thierry Peigné

Le suspect interpellé et placé en garde à vue ce vendredi, a avoué les trois incendies sur l'île de Molène. L'homme de 35 ans a été mis en détention provisoire jusqu'à sa comparution immédiate, lundi à 13h30. Il doit être déféré au Parquet ce dimanche matin.

Dès la nuit de jeudi à vendredi, celle des derniers incendies, des gendarmes avaient été envoyés sur l'île de Molène pour recueillir des indices et interroger une partie des habitants. Le feu avait en effet ravagé une résidence secondaire et grandement endommagé une autre. Ce sinistre était le troisième depuis plus d'un mois sur la petite île, "du jamais-vu de mémoire de Molénais"


Un couvreur du continent en garde à vue

Vers 9h30 ce vendredi matin, les gendarmes ont interpellé cet homme, transféré et placé en garde à vue sur le continent. Les investigations et les recoupements effectués par les enquêteurs démontrent que ce suspect se trouvait sur l'île les jours où des incendies s'étaient déclarés. Couvreur sous-traitant d'une entreprise de Brest, l'homme avait déjà été entendu suite aux incendies précédents qui avaient détruit du mobilier en plastique sur la terrasse du dernier hôtel de l'île et qui était parti de sacs de chanvre sur un chantier de la maison de l'environnement insulaire. Cet homme avait entre autres réalisé des travaux sur le toit de la maison en bois qui a brûlé la nuit dernière.

Les gendarmes rentrés sur Brest, vendredi soir, sont revenus sur l'île ce samedi pour poursuivre leur enquête. La population est désormais rassurée, ce que confirme d'ailleurs le maire, Daniel Masson :"Nous sommes soulagés que ça s'arrête, et que ça ne soit pas quelqu'un de l'île. Ça fait deux mois qu'on se pose des questions. On était inquiet, on n'a pas l'habitude de ça."

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