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Pierre Karleskind, élu eurodéputé LREM: “L'Europe doit pouvoir connecter l'ensemble de ses territoires”

Pierre Karleskind / © DR
Pierre Karleskind / © DR

Pierre Karleskind, vice-président du conseil régional figurait en 14ème position sur la liste Renaissance de LREM pour les européennes. Au vu des estimations des résultats nationaux, il obtient un siège d'eurodéputé. Il siègera dans l'hémicycle avec la Rennaise Marie-Pierre Vedrenne.

Par Emilie Colin


Des océans au grand bain de la politique, voilà comment on pourrait résumer la trajectoire de Pierre Karleskind. À 39 ans, l'homme politique né à Melun et désormais Brestois bien établi trace sa route. Il a réalisé pour les élections européennes, sa première campagne à l'échelon national. 


L'homme de mer


Après une enfance en Île-de-France, la mer "prend" Pierre Karleskind. L'étudiant ingénieur polytechnicien effectue son service militaire dans la Marine nationale."C'est là que je découvre la mer autrement que pour les vacances. Je découvre le côté humain de la mer, les marins, le travail sur un bateau, les conditions maritimes." Et même si c'est très cliché, son meilleur souvenir reste "le lever de soleil après une nuit de navigation et quelques dauphins. La carte postale à souhait." 

Au départ, il n'est pas sûr de revenir vers la mer. Ses études sur la mécanique des fluides et la biologie le conduisent à Roscoff puis de nouveau sur les océans où il participe à une campagne océanographique à la recherche d'algues microscopiques. Vient le temps de la thèse : sur les échanges de carbone au sein des océans. Thèse qu'il soutient en 2008. Pierre Karleskind devient alors docteur en océanographie. 
 

Plongée dans la politique


Immergé dans la politique, Pierre Karleskind l'est assez tôt. "Dans ma famille plutôt de gauche, ça discute beaucoup" explique-t-il. Il adhère au Parti socialiste à l'âge de 25 ans "Après Jospin, il y avait eu certaines avancées, plus le traumatisme du deuxième tour de l'élection en 2002. J'aimais ce côté égalité des chances, ascenseur social où chacun doit avoir la chance dans la vie de se réaliser." 

Le PS ne lui correspond plus. En 2016, il rejoint En marche. Un détournement qu'on lui reproche. Quand il réfléchit aux difficultés de la politique, il pense à ça, à "l'éloignement avec un certain nombre de personnes que l'on pense être ses amis." La différence d'opinion politique prend le pas sur les questions amicales. "Cela fait partie de la vie aussi, de faire des choix personnels." Il ne mâche pas ses mots "J'aurais souhaité que le PS rallie Macron et ne devienne pas une opposition stérile." Il souligne "un repli sectaire" du PS qui ne fait que se confirmer. Il affirme "Je suis en politique pour faire dire les citoyens, pas au service d'un parti." 

L'homme connaît plusieurs mandats, conseiller municipal, conseiller régional, vice-président de la région Bretagne, chargé de la mer et des infrastructures portuaires. L'un d'eux sera sacrifié après les Européennes en raison de la loi sur le cumul. Pas de problème pour lui "j'ai milité ardemment sur cette question donc j'y souscris." et d'ajouter "honnêtement il n'y a pas le temps de tout faire." 

L'Europe a toujours été mon horizon

Pierre Karleskind confie que l'Europe a toujours été dans sa ligne de mire. "J'ai été en charge des affaires européennes à la Bretagne de 2010 à 2015." "Ce qui me porte c'est la conviction qu'il y a des convictions que l'on se pose ici qui trouvent leur solution au niveau européen." Il cite par exemple le climat "Notre petit pays la France ne pèse pas lour seul. Il faut agir efficacement avec l'Europe pour aussi influencer le monde." 


"L'Europe doit pouvoir connecter l'ensemble de ses territoires" 


Pour son premier mandat européen, il affiche plusieurs préférences : les commissions maritimes, pêche, recherche et innovation ou encore les transports. "Les transports sont un enjeu important pour la Bretagne." soulignant l'importance de la connexion des territoires. 

Après les élections européennes, le plus important sera "de mettre sur la table une grande convention européenne" à savoir revoir les règles et discuter du fonctionnement de l'Union européenne "un moment qui doit rassembler les états membres, les institutions, pour poser les termes." Il évoque par exemple le cas de la fiscalité :"pour le moment aucune décision n'est prise sur la fiscalité si le vote n'est pas unanime. Cela doit changer."

Il tiendra une permanence à Brest en tant qu'eurodéputé, "symboliquement c'est important. Au bout du bout." 
 

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